Madel laissa passer une quinzaine de jours avant d’annoncer son prochain départ pour Bargenac. Ni Florine ni sa mère ne protestèrent. Mme Breuil était jalouse de l’attachement témoigné par Liette à sa sœur. Elle dit seulement : – Vous êtes bien jeune pour vivre seule là-bas. – J’ai une servante de confiance. En outre, Mme Nisse et Constance sont de bonnes amies pour moi. Elle pensait : « Même seule là-bas, je serai mieux, et plus en sûreté, que dans le milieu où je viens de vivre une année. » Elle avait pris cette décision après avoir consulté Mme Marsy. Celle-ci était d’avis qu’elle devait aller se retremper, au moins quelque temps, dans l’atmosphère de la vieille demeure familiale. – C’est votre vrai foyer, mon enfant, jusqu’à ce que le mariage vous en donne un autre. Il est triste,

