Episode 7 : dilemme

2235 Words
**Liliane** Je suis dans ma chambre lorsque Prisca entre et me dis qu'elle veut me parler. Tout a bien commencé mais elle vient de dire quoi là ? Attendez, je mets une pause et je vais rembobiner. Peut être que j'ai mal entendu. Vient-elle de me dire que je vais faire de la p**********n ? Elle m'a ramené du village pour que je me prostitue ? Je rêve ou c'est ma cousine qui ose dire une énormité pareille ? Je me suis levée d'un bond. Moi (choquée) : quoi !?! Prisca : calme-toi. Moi (haussant le ton) : me calmer ? Tu me dis de me calmer alors que tu viens de me jeter à la figure que tu veux que je me prostitue ? Non mais tu te fous de moi ou quoi ? Parce que je viens du village et que je n'ai pas fais de grandes études tu penses que je vais aller vendre ma dignité à des hommes qui n'ont aucun respect pour les femmes ? Jamais je ne m'étais mise aussi en colère. C'est la première fois que je hausse le ton sur quelqu'un et croyez-moi, je suis de nature très timide. Prisca (énervée) : je ne te permets pas de me parler sur ce ton. Jusque là j'ai été très gentille mais si tu ne sais pas tenir ta langue je vais te montrer de toutes les couleurs. Quoi ? tu te crois mieux que les femmes qui couchent avec des hommes pour de l'argent ? Elle abuse !!! Moi(calmement) : je te respecte énormément mais je suis vraiment déçue par ce que tu viens de m'apprendre. Prisca (haussant le ton à son tour) : je me fiche pas mal de ce que tu pense. Je t'ai amené ici et grâce à moi tu peux vivre comme une reine. Sois-tu te plis à mes ordres soit tu dégage de ma maison et ne compte pas sur moi pour te donner de l'argent pour retourner au village. Je suis restée bouche bée. C'est ma cousine qui parle ? Celle qui me souriait il y'a quelques heures plus tôt ? Prisca : j'ai sué pour avoir tout ce que tu vois ici. Tu penses peut-être que c'est en balayant la maison des gens que j'ai pu m'acheter une voiture ? Non ma grande, cette ville n'est pas aussi facile que ça. Ici c'est la loi du plus fort. Sois-tu entres dans la course soit tu reste dans la misère. Humm, une larme a coulé sur ma joue tellement je suis surprise. Je la regarde me débiter ses bêtises sans broncher. Prisca : regarde tes parents, tes frères et ta sœur. Tu penses que tu vas faire quoi comme travail pour leur venir en aide ? Moi je te donne une opportunité de devenir riche sans trop d'efforts à toi de voir si tu préfères laisser ta famille mourir dans la pauvreté. Il y a un nombre incalculable de filles qui aimerait avoir ta chance et toi tu te plains. De toute façon j'ai dit ce que j'ai à dire à toi de décider. Bonne nuit. Elle est sortie après ça et à claquer fortement la porte. Je me suis écroulée sur le sol en pleurant. Moi, me p********r… ? Dans quoi mes parents m'ont-ils embarqué ? **Kelvin** Je viens de me réveiller, il est six heures. Hier c'était chaud. J'ai été dans une discothèque et j'ai ramené deux belles nanas chez moi. En parlant d'elles, elles sont où ? Je me suis levé et j'ai regardé dans la salle de bain... Personne ! Je suis ensuite descendu dans le salon et c'est une bonne odeur d'omelette qui me titille les narines. J'arrive dans la salle à manger, voilà la table qui est dressée, petit déjeuner dessus... Le salon est rangé, pas comme je l'ai laissé la veille, bizarre...je ne me rappelle pas avoir engagé une servante ! Ma curiosité me pousse à aller dans la cuisine et à ma grande surprise voilà une des filles qui fait la vaisselle. Elle est folle ? Qui l'a permis d'entrer dans ma cuisine ? Moi(énervé) : je peux savoir ce que tu fais ? Elle a sursauté et s'est retournée vivement. Elle (bégayant) : dé...désolée. Je voulais te faire à manger. Moi : qui t'a donné la permission ? Et l'autre elle est où ? Elle (baissant la tête) : je m'excuse. Virginie est partie très tôt ce matin. Je l'ai regardé de haut en bas. Je me souviens qu'elle était très timide la nuit dernière. Elle s'était assise à l'autre bout du lit pendant que son amie se frottait à moi. Je ne sais même plus si je l'ai touché. J'ai tellement bu que je n'avais plus les idées en place. Elle est tout de même très belle. Moi (sur le même ton) : tu t'appelles comment déjà ? Elle : Maëlys. Moi : et bien Maëlys. Merci pour le déjeuner mais ce n'était pas nécessaire et si ça ne te dérange pas, j'ai envie d'être seul. Elle s'est encore une fois excusée et m'a dépassé. J'ai noté qu'elle s'est dirigée vers l'un des sofas et a pris son sac et la veste qu'elle portait sur sa robe fleurie. Moi : pourquoi t'es affaires sont ici ? Maëlys : j.… je... j'ai dormi ici. Ici !? Elle veut dire quoi par ici ? Moi(étonné) : tu as dormi dans le sofa ? Maëlys : oui. Désolée. Je l’ai nettoyé. C’est tout propre, je vous assure. Sans un mot de plus, elle a ouvert la porte et est sortit. Vous avez compris quelque chose car moi non ! Je ramène une fille chez moi et elle me dit qu'elle a dormi dans le sofa... c'est quoi ce foutoir ? J'avoue que j'étais extrêmement bourré et je me souviens à peine de ce qui s'est passé. Bon bref, j'ai d'autres chats à fouetter pour l'heure mais je vais quand même faire une petite biographie. Je m'appelle Kelvin Wilson. Je suis togolais. Grand de taille, teint clair, je ne vais pas nier que j'ai du charme. Mon passe temps favori, les femmes ! Pourquoi s'enticher d'une femme alors qu'il y en a un million d'autres qui attendent ? Je les aime grosses, mince, potelées...peu importe à condition qu'elle soit belle et en ce qui concerne mon palmarès, je suis fier de moi. J'aime les relations d'une nuit. Les femmes c'est dangereux. Plus tu dors avec la même, plus tu as de chance de finir un jour marier, sans même t'en rendre compte en plus, haha. Le mariage et moi, ça ne le fait pas. Raison pour laquelle je mets extrêmement de distance entre mes conquêtes et moi. Traitez-moi de play-boy, je m'en moque. Assez parlé, j'ai rendez-vous avec mon PDG. Je suis peut-être un don Juan mais je ne blague pas avec mon boulot moi... […] Je suis arrivé au boulot super en retard. Je n'ai pas pu m'empêcher de goûter au petit déjeuner que m'a cuisiné Maëlys et à ma grande surprise, c'était extrêmement bon. J'ai pris du temps pour déguster, oubliant ma réunion. C'est en hâte que je suis entré dans ma douche... Mon PDG était déjà là quand je suis entré dans la salle de réunion. Monsieur Dougnon (fâché) : Kelvin, je peux savoir ce qui te prends ? As-tu oublié que nous avions une réunion aujourd'hui ? Je t'attends depuis trente minutes déjà. Moi : je suis vraiment désolé monsieur. J'étais coincé dans un embouteillage. La fameuse excuse !! Monsieur Dougnon : tu as de la chance que la jeune dame n'est pas encore arrivée elle aussi. Ça aurait été mal vu qu'elle vienne t'attendre alors qu'elle nous a été recommandée par une si grande entreprise. Assieds-toi. Je me suis assis et j'ai posé mon cartable sur une chaise vacante. Je travaille dans un cabinet d'architecture. J'aime beaucoup faire des plans pour de grandes entreprises ou des maisons de luxe. Paraît-il que je vais avoir une assistante. Tant que c'est une femme je sais que nous allons très bien nous entendre... Je discutais avec mon boss concernant un chantier lorsqu'on a toqué à la porte. Monsieur Dougnon : entrez ! Une femme a fait son apparition. J'ai d'abord commencé par la détailler du bas vers le haut. M'attardant un peu sur sa hanche parfaite qui se faisait très bien voir grâce à son tailleur. Elle a de très belles jambes cette fille quoique son tailleur lui dépasse un peu trop le genou à mon goût ! Je relève la tête pour admirer son visage qui est sûrement angélique et Bim ! Elle !? Monsieur Dougnon(l’accueillant) : soyez la bienvenue ma chère. Venez vous asseoir s'il vous plaît. Elle s'est assise près de moi en souriant. Monsieur Dougnon : Kelvin, je te présente Maëlys Desouza. C'est la nièce d'un grand ami à moi. Elle sera ta nouvelle assistante. Maëlys, je te présente Kelvin. Elle s'est tournée vers moi comme si c'était la première fois qu'on se voyait. Maëlys : enchantée de vous connaître Kelvin. Non mais, elle se fout de moi ou quoi ? Je suis resté silencieux sous l'effet de l'étonnement. Monsieur Dougnon (me sortant de mes pensées) : Kelvin ?? Je me suis redressé dans ma chaise en m'éclaircissant la gorge. Moi : désolé. Soyez la bienvenue mademoiselle. C'est un plaisir pour nous de vous accueillir. Maëlys (l’air de rien) : merci ! Monsieur Dougnon : vous allez travailler ensemble et j'attends d'excellents résultats venant de vous. Je n'ai pas assez de temps pour discuter, je vous laisse faire ample connaissance. J'ai un rendez-vous important. Il est sorti et nous a laissé seuls. Tant mieux ! j'ai des questions à poser à ma chère assistante et je ne vais pas y aller de main morte. **Liliane** Aujourd'hui est un nouveau jour. Un jour que j'aurais aimé ne jamais voir. Moi qui suis matinale d'habitude, il est neuf heures et je suis toujours au lit. Je n’imagine même pas la tête que j'aurai ce matin, j'ai pleuré toute la nuit et je ne suis arrivée à fermer l'œil qu'à l'aube. J'entends quelqu'un toquer à ma porte. Si c'est Prisca, qu'elle aille au diable ! La personne a fini par entrer vu que je ne répondais pas. Je sors ma tête de mon drap pour voir qui c'est.... Tanti Akoua ! Elle a un plateau en main. Tanti Akoua : qu'est ce qui se passe ma chérie ? Tu es souffrante ? Je me suis redressée et j'ai fais non de la tête. Elle s'est approchée de moi après avoir déposé le plateau sur la table. Tanti Akoua : tu as une très mauvaise mine et tes yeux sont tous rouges, qu'est ce qui ne va pas ? Je me suis mise à pleurer pour toute réponse. Elle m'a prise dans ses bras et m'a bercé jusqu'à ce que je ne me calme. Ça me fait du bien de savoir que quelqu'un pense au moins un peu à moi. Je suis émotive de nature et quand j'ai mal, je préfère pleurer dans mon coin. Ça me soulage, si je peux le dire ainsi. Tanti Akoua : je ne sais pas ce qui se passe mais je ne peux que te dire d'être forte. Parfois il faut souffrir pour trouver le bonheur tu sais. Je ne te demande pas de me raconter mais je suis sûre que ça va passer. Confie-toi à Dieu et suis ton cœur, il te guidera. Ses paroles sont réconfortantes. Elle a essuyé mes larmes et a déposé le plateau sur mon lit avant de me sourire faiblement. Moi (reniflant) : merci Tanti. Merci. Tanti Akoua : ce n’est rien. J'aurais aimé avoir une fille pour la conseiller mais hélas je ne peux pas. Mange et appelle moi si tu as besoin de quelque chose. Moi : d'accord. Elle est à peine sortie que Prisca est entrée. J'admirais son habillement et sa manière de se déhancher en marchant, il y a quelques jours mais à présent, j'ai l'impression que je vais vomir à chaque fois que je la vois. Elle m'a regardé un moment et s'est approchée. Prisca : comment vas-tu ? Moi : .... Prisca : ok, je vois. Je viens juste t'apprendre que ta petite sœur Émilie s'est faite renversée par une voiture et actuellement elle est dans un état grave. Tes parents ont besoin d'argent pour la sauver. J'ai écarquillé mes yeux. Moi : q.… qu... quoi ? Émilie ?? Prisca (désinvolte) : tu n'es pas devenue sourde n'est ce pas ? Je n'ai pas l'intention de me répéter. Je vais envoyer l'argent pour l'opération de ta sœur mais sache que ce n'est pas un don de charité mais un prêt. Donc j'attends que tu me rembourse et dans les plus brefs délais. Moi (en pleurant) : merci Prisca, merci infiniment. Je t'en prie, ne laisse pas ma petite sœur mourir. Je ferai tout ce que tu veux. Prisca(souriant) : c'est bien. Je sors et je leur envoie l'argent. Repose-toi et mange bien. Demain tu commences ton travail... Elle est sortie me laissant seule avec mes pleurs. Du chantage pour me forcer à me prostituer... et le pire dans tout ça c'est que si je refuse, je sais qu'elle est capable de laisser mourir ma sœur... ma puce. Pourquoi la vie est aussi injuste avec moi ? Que dois je faire ? Que dois je faire ?
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