Episode 2: Un départ douloureux

927 Words
Je me suis réveillée à quatre heure du matin. J'ai fait tous mes travaux et je me suis rendue dans la chambre de ma mère. Je suis surprise de la voir déjà debout. Maman : Assied toi Lili. Je m'assieds à ses côtés sur la natte qui lui sert de lit. Elle et mon père ne dorment pas ensemble... mais demandez moi comment ils ont fait pour faire quatre enfants. Mes amis, c'est l'Afrique ! Notre Afrique....mdr… Maman : ma fille, aujourd'hui tu quitte cette maison et crois-moi, ce n'est ni une joie pour moi ni pour ton père. Tout ce que je veux te dire c'est de faire attention à toi là-bas. Écoute les conseils de ta cousine et ne lui manque jamais de respect. Sois humble et ne t'aventure pas dans des histoires tordues. Préserve ta dignité avant tout je t'en prie. Ici c'est ta maison, si tu sens que là-bas ne te convient pas, s'il te plaît rentre immédiatement. Nous sommes une famille et s'il le faut, nous souffrirons ensemble. J'écoutais tout ce qu'elle me disait d'une oreille attentive. Une larme coule sur sa joue. Maman (se mouchant) : je n'ai pas eu une vie de reine mais pour vous mes enfants, je veux le meilleur. Je t'aime ma chérie. Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer avec elle. Je l'ai pris dans mes bras et nous sommes restées comme ça quelques minutes. Je suis ensuite sortie voir mon père. Son visage est sérieux mais je sais qu'au fond, il souffre. Il m'a donné sa bénédiction et je suis allée ranger mes affaires dans le sac qui me sert de valise. Une heure et demi plus tard, ma cousine était déjà là. Encore plus élégante que jamais. J'ai fait mes derniers adieux à mes parents en essuyant les larmes de ma mère. C'est le cœur gros que je suis montée dans cette voiture. Mes frères me faisaient des au revoir en pleurant. Je vous assure que c'est le jour le plus triste de ma vie. Nous avons roulé quelques heures. J'étais crispée dans mon siège contrairement à Prisca qui avait l’air plus que détendue. Prisca (me sortant de mes pensées) : tu as quel niveau ? Moi : Niveau !? Prisca : Oui, côté école. Moi : j'ai eu mon BAC il y'a trois ans. À cause du manque de moyens, je n'ai pas continué. Prisca : je vois. À te voir tu as l'air intelligente en plus tu es vraiment belle. Moi : merci beaucoup tanti. Prisca (souriant) : appelles moi Prisca. Je suis juste ta cousine, tu peux me tutoyer. Moi : d'accord. Le trajet se passa ensuite dans le silence, moi occupée à regarder le paysage défiler sous mes yeux, le cœur battant. Quelques heures plus tard, la verdure et les voies rouges et non goudronnées firent place à la splendeur de la ville bondée. J’étais émerveillée. Prisca : nous sommes arrivées. Tu peux descendre maintenant Moi : d’accord. Décidément cette femme vit dans l'opulence. Vous auriez dû voir la maison. Grande comme celle d'un président. Nous sommes descendus et j'ai attrapé très fort mon sac. Je regardais partout et j’avoue que j'ai vraiment failli tomber à force. Prisca marchait devant moi et avait l'air normale, sûre d'elle. Pas étonnant, elle était habituée ! Nous sommes entrez à l'intérieur... traitez moi de villageoise, je m'en fou mais laissez-moi admirer. Une porte donne sur le salon. J'ai poussé un grand cri en voyant mon reflet dans un miroir. La peur de ma vie. Prisca : n'aies pas peur, ce n'est qu'un miroir. Ça m'étonne que tu paraisses aussi étonnée, tu es presqu'une étudiante et tu ne connais pas ce genre de chose ? Moi (gênée) : c'est que... à l'école on nous apprend beaucoup de choses mais nous n'avons pas la possibilité de les voir en vrai. Prisca (riant) : tu t'habitueras. Le salon est immense, tout mon village aurait pu dormir là-dedans. Il y a des objets d'arts et de grands fauteuils. Je commence par grelotter. C'est quoi ça encore !? Ais-je fais un aller simple en Europe ? J'ai vraiment froid mais je ne veux rien dire à Prisca qui parle avec sa servante, de peur qu'elle me prenne pour une idiote. Je sais qu'il y a une machine qui donne la fraîcheur, ça s'appelle un climatiseur (pour ceux qui ne savent pas) mais franchement je ne savais pas que c'était comme ça. Prisca (se tournant vers moi) : approche, je vais te faire visiter. Tu as froid ? me demande t-elle en me voyant claquer la mâchoire. Moi : je...juste un peu. Prisca : je vais baisser la température pour toi. Viens ! Je l'ai suivi docilement. Nous sommes entrées dans sa cuisine. Il y a un tas de machines et des trucs que je n'ai jamais vu. Bon, je n'ai jamais vu la majorité de tout ce qu'il y a ici. Prisca : ici, c'est la cuisine. Ça c'est le frigo. Elle me montre tous les objets et je fais de mon mieux pour tout garder en tête. Nous sommes ensuite allées dans une chambre qu'elle disait être la mienne. Prisca : repose-toi un peu. Je passerai te voir tout à l'heure pour visiter le reste de la maison. Prenez une villageoise et mettez la dans un hôtel cinq étoiles.... Imaginez un peu sa réaction. La chambre est très grande et il y a même une salle de bain avec des produits de douche. Le lit, humm. Je me suis allongée dessus en riant comme une petite fille...
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