Chapitre 3 : Les préoccupations d'Artésinia

1764 Words
En ayant trouvé ce qu’elles cherchaient, Artésinia et Mirili quittent la bibliothèque royale avec le livre qui est caché dans une couverture. Il ne faudrait qu’un serviteur ou une domestique du château tombe dessus par hasard. Elles se rendent dans la chambre d’Artésinia pour le cacher derrière un compartiment secret qui se trouve dans le placard où la reine de 19 ans range toutes ses robes. La magicienne en profite ensuite pour se changer et mettre une de ses robes. Quand la reine du royaume de Rubica termine de se changer, on la retrouve dans une robe typique du royaume de Rubica. La reine Artésinia ( 19 ans, des longs cheveux multicolores et des yeux de deux couleurs différentes ) porte une robe originaire du royaume de Rubica qui est violette et noire. Le haut de sa robe possède un col Claudine noir, des manches papillon noires et une pâte de boutonnages violette avec des boutons en forme de rubis en or devant. Le bas de sa robe possède deux empiècements courts et évasés ( le premier est plissé et noir / le deuxième est froncé et violet ). Sur sa taille, elle porte une ceinture noire qui forme un nœud dans le dos. Aux jambes, elle porte des longues chaussettes à rayures noires et violettes. Avec cette tenue, elle porte des ballerines noires avec des broderies en or. Sur son cou, elle a son collier magique ( un rubis blanc et une chaine en or ). La princesse de la troisième famille royale du royaume du Sablier qui la trouve très belle et très jolie, elle la complimente en l’admirant depuis l’entrée de la chambre de son amie d’enfance. - Mirili « Tu es très jolie dans cette magnifique robe. On dirait une princesse. » - Artésinia « Merci, Mirili. J’avoue que je préfère les tenues d’homme qui sont bien pratiques. » - Mirili « Tu connais les lois pour devenir une bonne reine. Une reine doit toujours porter des robes très élégantes. » - Artésinia « Je sais que je ne doit pas le dire mais elle est vraiment idiote cette règle. Une reine peut très bien gouverner un royaume sans devoir porter des robes. » - Mirili « Tu as raison mais tu n’as pas tellement le choix. Tu imagines qu'un noble vient à l’improviste et qu'il te voit dans une chemise et un pantalon. Il fera forcément une attaque en te voyant et tu seras très mal vu. » - Artésinia « Je m'en fiche pas mal du regard des gens sur moi et de toute façon, les nobles me regardent très mal depuis des années à cause de ma décision d’apprendre à manier les armes. » - Mirili « Tu ne peut pas leur en vouloir. C’est écrit depuis des années que la femme n’est pas faite pour faire la guerre mais pour être mariée et pour avoir des enfants. » - Artésinia « Même aujourd’hui, c’est toujours pareil. Il y a eu Lucie pour prouver le contraire dans le passé et personne n'a voulu essayer comme elle. » - Mirili « Je suis sûr que cette vision changera un jour. » - Artésinia « Tu as raison. On va dans mon bureau, il y a du travail pour nous deux et il faudrait qu’on s'en occupe pour pouvoir trouver un moyen de combattre cette nouvelle menace. » Depuis la création du royaume de Rubica et de tous les autres royaumes qui se trouvent actuellement sur Galenria, les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes. Elles sont souvent des objets qui servent à donner des enfants dans ce monde. Le plus triste, c’est qu’elles n’ont pas la possibilité de savoir se battre. On leur répète depuis leur enfance que c’est une activité réservée aux hommes et qu’elles doivent toujours jouer les demoiselles en détresse. Pour Artésinia qui a du sang de guerrier en elle, elle n’est pas d’accord avec cette idée comme l’était la reine Lucie dans le passé. Cette façon de pensée a mis très souvent la reine magicienne dans l’embarras avec les habitants de la partie bourgeoise qui n’approuvent pas son comportement. Elle s'en fiche pas mal et elle continue en espérant qu'un jour, des gens feront comme elle et la reine Lucie. Les deux amies sortent de la chambre de la reine actuelle du royaume de Rubica pour cette fois se rendre dans son bureau qui sert au personnage principal à régler les problèmes des habitants, à consulter les archives du royaume et à d’autres tâches de reine du royaume de Rubica. Pendant qu’elles travaillent ensemble sur le problème des habitants, Artésinia est à nouveau préoccupée et ses préoccupations l’empêchent de trouver des idées pour aider son peuple. Mirili qui l’avait remarqué depuis un moment et en la voyant toujours avec la même feuille sans trouver aucune idée, elle se décide enfin à demander ce qui tracasse la jeune reine. - Mirili « Qu’est-ce qui se passe encore ? Je le demande car tu es encore sur la même feuille depuis un moment sans trouver de solution. » - Artésinia « Ce n’est pas important. C’est juste un problème en rapport avec moi et Maria. Il n'y a rien de grave. » - Mirili « Je te connais depuis des années, Artésinia. Je sais que quand tu es sur une feuille depuis plus d’une heure, c’est que ton problème est très grave. » - Artésinia « Tu me connais être bien mais je n’ai pas envie de t’embêter avec cette préoccupation stupide. » - Mirili « Tu ne m'embêtes jamais, Artésinia. Dis-moi ce qui se passe. Je suis ton amie et je suis toujours prête à entendre ce qui te préoccupe. » Pour l’encourager, elle pose une main sur son épaule avec un sourire. En voyant que la princesse de 18 ans insiste autant, le personnage principal de l’histoire se lance. Elle parle de ses doutes sur ses véritables origines, de ses supposition sur l’apparition du livre mystérieux et de son destin dans le futur que les dieux préparent pour notre héroïne. - Mirili « Je suis sûr que tu es vraiment la fille de la reine Arlania et du roi Tomas du royaume de Rubica. Ta mère t'a donné naissance il y a 19 ans donc tu ne doit jamais douter de ton lien de parenté avec des parents. » - Artésinia « Tu oublies mon apparence étrange avec mes cheveux multicolores et mes yeux de deux couleurs différentes. » - Mirili « C’est vrai, j’avais oublié. C’est peut-être pour montrer aux gens que tu es une magicienne puissante. » - Artésinia « C’est déjà arrivé qu'un enfant d'un dieu naisse dans un humain de notre monde. Je me demande si c’est bien le cas pour moi aussi. » - Mirili « C’est arrivé une fois dans l’histoire et cette personne était la fille de la reine Lucie. » Dans un passé très lointain, la reine Lucie avait donné naissance à une fille qui n’était pas réellement la sienne. Elle l'appela Glidia comme sa mère biologique qu’elle n'a jamais et le temps de rencontrer. Sa fille était l’enfant du dieu Toya ( qui est le roi des dieux, le dieu des étoiles et des constellations ) et de la déesse Talia ( qui est la reine des dieux, la déesse du temps et de l’espace ). Cette enfant devait tuer un dieu malveillant qui s’appelait Tyran et c’était le dieu des catastrophes naturelles. Elle avait réussi et elle avait sauvé le monde après la reine Lucie. Cette vérité n'a jamais changé la relation entre la mère et la fille. Glidia avec toujours considéré Lucie comme sa seule mère au monde. - Artésinia « Je suis sûr qu'on me cache des choses et Maria doit forcément avoir des réponses. » - Mirili « Arrête de t’inquiéter pour ce petit détail et en plus, tu n’es pas bizarre mais spéciale. Je veux plus t’entendre dire que tu es bizarre. » - Artésinia « Comme tu voudra. Il y a aussi le livre mystérieux qu'on n'a jamais vu. Je me demande si ce n’est pas un dieu ou Maria qui l'a mis dans ma bibliothèque. » - Mirili « Un dieu c’est possible mais pas Maria. Tu penses sérieusement que Maria est une déesse ou une demi-déesse ? » - Artésinia « Je le suppose mais il faut encore que le prouve. Elle refuse de répondre à mes questions et elle a l'air de connaitre des informations sur moi. » - Mirili « Maintenant que tu en parles, je trouve aussi qu’elle est extrêmement cultivée par rapport à un humain normal. Elle parle des événements passés avec tellement de détails et c’est comme si elle avait déjà vécu ces événements pendant ces époques anciennes. » - Artésinia « Sa me rassure que je ne suis pas la seule à le penser. Tu te souviens quand je t’avais expliqué que la langue céleste était compliqué à traduire et même impossible pour les magiciens ? » - Mirili « Bien sûr que oui. Je retiens toujours ce que tu m’expliques depuis je suis installée au royaume de Rubica. Tu m’avais dit que seuls les dieux, les demi-dieux et les élus des dieux peuvent la parler, l’écrire et la comprendre. » - Artésinia « Comment tu l’expliques que j’arrive à la lire et à la comprendre ? Je pense j’ai bien été choisi par les dieux pour une mission importante qui doit forcément être en lien avec les démons comme l’était la reine Lucie avec les sorciers. » - Mirili « Ton hypothèse n’est pas fausse mais attend encore un peu pour pouvoir enfin la conclure. » - Artésinia « Je sais, Mirili. Il y a autre chose de troublant dans cette histoire. Maria m’avait dit dans le carrosse en route pour la scène de crime la même chose. » - Mirili « Je te propose qu'on enquête toutes les deux plus tard et que nous terminons enfin ce travail. » - Artésinia « Tu as raison. Merci de m’avoir écouté et grâce à toi, je me sens mieux et plus légère en même temps. » La princesse de la troisième famille royale du royaume du Sablier et la reine du royaume de Rubica se tapent avec les deux mains en rigolant. La princesse Mirili est contente d’avoir pu aider son amie d’enfance, elle retourne à sa feuille où elle marque sa solution. La reine Artésinia qui se sent libérée de ses préoccupations, elle commence vraiment à régler le problème qu’elle a sous les yeux comme la princesse Mirili.
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