Il tendit l’oreille. La secrétaire parlait à un homme. Bruits de pas. Il fallait faire vite ! Et au diable la caméra ! Il lâcha le téléphone pour tourner la page de garde. Le nom du commanditaire était toujours inscrit à l’intérieur, à l’endroit où les contractants signaient. Il la trouva, mais elle était… vide ! La porte du bureau s’ouvrit avec fracas. Le directeur des Ressources Humaines était sur le seuil. Deux agents de sécurité armés de « taser » le suivaient. Muller entra, la respiration plus sifflante que d’habitude. Ses yeux porcins étaient exorbités. En cet instant, il était difficile de distinguer quel sentiment dominait chez cet homme. La peur ou la colère ? Peut-être y avait-il des deux ? Santiago s’en moquait. D’un geste ostentatoire, il agita le document « ruban noir ». — Q

