Tissus de cotonDEMANDE.– Qu’avez-vous à dire, monsieur Paturot, des tissus de coton ? Ces articles vous sont familiers. RÉPONSE.– Je n’apprendrai pas à la commission que le coton est un produit végétal étranger à l’Europe, si ce n’est pourtant qu’on l’a cultivé jadis en Espagne et dans le royaume des Deux-Siciles ; mais l’Amérique est plus généralement sa patrie : c’est le pays où cette plante a reçu le jour. Je n’insiste pas davantage. DEMANDE.– Vous acceptez donc le fait forcé de la provenance étrangère ? RÉPONSE.– Oui, tout en maintenant mes réserves en faveur de tout coton français né ou à naître. J’en ai vu au jardin des plantes qui donne de grandes espérances. N’engageons pas l’avenir. DEMANDE.– Soit ; la commission peut faire la part de ce vœu, bien qu’il semble empreint d’exagé

