8La pauvre Sophie ne ferma pas l’œil de la nuit tant elle était angoissée. Elle n’avait jamais désobéi à sa mère, ni à son père, elle était vraiment terrifiée. Mais elle se sentait obligée de le faire par amour pour son grand frère, elle ne voulait ni le trahir, ni le décevoir. Aussi elle allait devoir le suivre sans réfléchir, même si elle devait être sévèrement punie par ses parents, s’ils apprenaient ce qu’ils se préparaient à faire. Elle était cependant heureuse de se dire que Martine se joindrait à eux et qu’elle serait moins seule. Quand elle arriva dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner, sa mère lui dit : –Eh bien ma chérie, tu en fais une tête ? Tu n’as pas bien dormi ? –Bonjour maman, dit-elle, non je n’ai pas très bien dormi. J’ai fait un cauchemar et après je n’ai pas

