– Madame Cambry va me remercier de t’amener ; mais quand tu seras parti, j’aurai fort à faire avec elle, dit Gaston. Croirais-tu qu’elle hésite maintenant à épouser mon oncle, et que je vais être obligé de me mettre en frais d’éloquence pour tâcher de la décider à conclure un mariage qui fera deux heureux ? – Deux, c’est beaucoup, murmura Nointel. On n’est jamais sûr de ces choses-là. Quand ont commencé ces hésitations un peu tardives ? – Hier, après la conversation que tu as eue avec elle ; mais ce n’est, je pense, qu’un caprice passager. Le crime de l’Opéra et ses suites l’ont bouleversée. Elle craint que l’instruction ne gâte sa lune de miel, et le fait est que mon oncle serait fort distrait de ses devoirs conjugaux par ses devoirs de juge ; mais j’ai un excellent argument à faire val

