Nointel menait son cheval par la bride et se trouvait assez ridicule. Il avait mis prosaïquement dans sa poche le bouton d’or trouvé par madame Majoré, et il pensait beaucoup moins aux chances qui lui restaient de découvrir la propriétaire de ce bijou qu’à l’occasion qui peut-être ne se représenterait plus, l’occasion de s’engager à fond avec la marquise. Ils n’en étaient plus à la déclaration classique. Elle avait proclamé avec une franchise hautaine les sentiments que le capitaine lui inspirait, et le capitaine en avait bien assez dit pour qu’elle lût dans son cœur. Mais, aux préliminaires de ce traité, il manquait la signature. Elle avait parlé trop tôt, il avait parlé trop tard ; l’accord parfait n’avait jamais existé, et ils n’étaient liés ni l’un ni l’autre. Nointel ne se pardonnait

