La première nuit du départ du colonel je ne pus dormir. Une crainte indéfinissable me tenait éveillé, et je restais par la pensée dans l’habitation du colonel. Vers le matin, je n’y tins plus, et bien avant le jour je me dirigeai rapidement vers la maison du colonel. Tout me parut tranquille. Le chokeydar était à son poste, poussant une clameur qui voulait dire : « Tout va bien », à la façon dont ces sentinelles s’interpellent de poste en poste. Les deux nuits suivantes je fis la même ronde sans résultat. Mais la quatrième, au moment où le colonel devait être avec quelqu’une des douze putains qu’il avait été inspecter, j’étais à peine arrivé à l’intersection de la grand-route et du petit sentier où j’aperçus Fanny pour la première fois, que j’entendis un bruit qui me fit tressaillir. J’éc

