Au mauvais endroit, au mauvais moment

1006 Words
Samira (va vers la fenêtre pour regarder l’évolution de la pluie) : « d’accord, mais la pluie s’amenuise déjà. Et la nuit ne va pas tarder à tomber » Curtis : « il va falloir consulter la météo les prochains jours » Samira : « je peux te poser une question ? » Curtis : « je t’écoute » Samira : « que penses-tu trouver derrière ce portail que tu comptes ouvrir très bientôt ? » Curtis : « honnêtement, je n’en sais rien. Je nage dans l’inconnu, j’ignore complètement tout de ce qui va se passer. J’ignore même jusqu’où donnera ce portail. Mais tout ce que je sais, c’est que je vais prouver à travers son existence que les dimensions autres que la nôtre existent » Samira : « et après ? » Curtis : « après…eh ben…je ne sais pas, j’aviserai le moment venu. Tu voulais me proposer quelque chose ? » Samira : « c’est ton domaine, je n’en sais pas vraiment plus que toi. Je ne sais pas vraiment pourquoi un portail comme celui-là existerait si les dimensions différentes de la nôtre étaient complètement virtuelles » Curtis : « c’est ce que je pense aussi, mais je préfère être sûr en effectuant cette expérience » Samira : « quand prévois-tu de faire cela ? » Curtis : « demain ou après-demain. Tout dépendra de la venue des précipitations. C’est la toute première condition qui me permettra d’agir. Il faut à tout prix exploiter les éclairs qui se produiront lors de la prochaine » Samira : « tu es fou, toi. Et si c’était un orage ? » Curtis : « ce sera encore mieux » Samira (inquiète) : « j’espère que tu sais ce que tu fais, Curtis » Curtis (sourit) : « tiens…tu es inquiète pour moi ? » Samira : « ne t’en vante pas, je t’en prie. Tu pourrais devenir vaniteux, tout ce que je déteste » Curtis : « ah…les femmes ! Je me demande pourquoi vous aimez vous compliquer l’existence » Samira : « laisse les femmes tranquilles » Les deux amis continuent de s’engueuler durant quelques minutes. Puis, Samira retourne s’asseoir sur le sofa pour manipuler son téléphone tandis que Curtis continue de travailler sur son projet. Quelques heures après, Curtis regarde par la fenêtre et constate qu’il fait vraiment nuit, mais Samira se trouve toujours chez lui. Il se lève de sa chaise et s’approche discrètement de la jeune femme, elle s’est assoupie. Le bonhomme sourit et se dirige dans sa chambre, il prend un drap propre et revient envelopper son amie endormie. Une fois cela fait, il retourne travailler. Aux environs de minuit, les caprices du climat recommencent. Des gouttelettes d’eau martèlent d’abord la toiture de l’appartement. Ensuite, de véritables précipitations prennent place, faisant un vacarme assourdissant. Cette situation n’est pas pour déplaire à Curtis qui décide de réfléchir rapidement. Après avoir regardé autour de lui, il va dans son magasin afin d’y jeter un coup d’œil. Il trouve quelques épaves d’outils électroménagers, des instruments divers, etc. en gros…rien qui puisse l’aider. Sur le coup, Curtis se précipite dans le salon, saisit son manteau et le porte. Ensuite, il sort de son appartement pour faire quelques courses, laissant Samira endormie sur le sofa. Il ne lui faut que quelques minutes pour se rendre à la boutique la plus proche malgré le fait qu’il doive affronter les caprices du vent et de la pluie. Au moment où il franchit l’enceinte de l’espace commercial, il est accueilli d’une manière étrange par le vendeur visiblement mal à l’aise. Vendeur (mécontent) : « hé, mais…qu’est-ce que vous venez faire ici, vous ? » Curtis : « euh…excusez-moi, je venais juste pour acheter… » Vendeur (empoigne Curtis) : « vous n’avez rien à faire ici à cette heure, allez-vous-en » Alors que Curtis se fait empoigner et entraîner à l’extérieur par le vendeur, il remarque que deux hommes armés sont dissimulés derrière les meubles sur lesquels sont rangés les articles en vente. Le vendeur, une fois près de la porte, se met à parler à Curtis à voix basse. Vendeur (chuchote) : « allez-vous-en s’il vous plaît, partez, je vous confie l’avenir du sagittaire » Curtis : « quoi ? » Curtis cherche à comprendre ce que veut dire le vendeur, mais il n’aura pas d’explications car deux coups de feu retentissent. L’une des deux hommes a trouvé suspect le comportement du vendeur et lui a tiré dessus, deux balles dans le dos. Voyant le pauvre homme s’effondrer sous ses yeux, Curtis prend ses jambes à son cou. L’homme 2 s’approche du corps du vendeur et effectue une fouille, mais il ne trouve rien. Homme 1 (sort de la boutique) : « retourne tout cet endroit s’il le faut, moi je vais rattraper ce c*****d » Homme 2 : « d’accord » C’est ainsi que le sbire 1 se lance à la poursuite de Curtis sous la pluie. C’est avec beaucoup de peur que Curtis continue de courir, il tente de semer le sbire 1 qui semble bien décidé à lui ôter la vie. Pour celui-ci (sbire1), il s’agit surtout d’éliminer un témoin gênant qui pourrait les identifier. Curtis continue sa course et arrive finalement chez lui. Le sbire 1, quant à lui, s’amène dans la zone, mais ne parvient pas à repérer l’appartement de Curtis parmi tous ceux qui se trouvent là. Curtis monte rapidement les escaliers de son immeuble, puis il ouvre la porte de son appartement et la referme si violemment que le bruit qui en résulte réveille Samira. Celle-ci sursaute à son réveil et descend du sofa. Elle aperçoit, pleine de surprise, Curtis mouillé de la tête aux pieds. Samira (en colère, regarde l’horloge du salon) : « non, mais tu as vu l’heure ? » Curtis : « si tu savais ce que je viens de vivre, tu comprendrais les raisons d’une entrée aussi brusque » Samira : « je ne comprends déjà pas les raisons de ta sortie furtive, alors…tu m’expliques ? »
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