Jade Le soleil filtre doucement à travers les rideaux, déposant sur notre peau une caresse dorée, légère et timide. La chambre est baignée d’une lumière douce, presque irréelle, comme si le monde extérieur attendait en silence que nous reprenions notre souffle. Une trêve fragile, suspendue entre ce qui fut et ce qui pourrait être. Je sens son corps chaud contre le mien, sa respiration régulière qui s’apaise peu à peu, une mélodie familière qui me berce et m’apaise. Il dort encore, paisible, sans la moindre trace de douleur ou d’ombre sur son visage. Mais moi, je reste éveillée, prisonnière d’un paradoxe cruel : je savoure cette paix retrouvée, tout en sachant qu’elle est aussi fragile qu’un cristal sur le point de se briser. Instinctivement, je glisse mes doigts dans ses cheveux, caress

