PARTIE 23 (suite)
GAËLLE
J’étais en train de mettre du rouge quand Raki est venue dans la chambre avec Mme « dadadada» dans les bras.
Raki : Tu vas encore m’abandonner un samedi. Tu ne sais pas que l’amitié est plus importante que l’amour
Moi : kié qui t’as dit ça ? Est-ce que toi tu peux me faire grimper aux rideaux de plaisir
Elle a collé une oreille de ma fille sur sa poitrine avant de mettre sa main sur l’autre. J’ai rigolé. Comme si elle pouvait comprendre
Raki : Il ne faut pas me traumatiser ma filleule. Tu es perdue
Moi : Lol tu n’exagères pas un peu. Bon tu me trouves comment ?
Raki : Magnifique. Doucement avec l’enfant d’autrui, il ne faut pas me tuer mon amour
Moi : Ce n’est pas de ma faute si je suis irrésistible
Raki : Bonne soirée et profite bien
Moi : J’y compte. Bisou mes chéries
J’ai pris mon sac puis je les ai embrassées et je suis sortie. JP m’attendait dehors. Je ne l’ai pas vu depuis le fameux lundi où il m’a demandé en mariage. Il m’a trop manqué. Je suis accro à cet homme et je remercie Dieu de l’avoir mis sur ma route tes les jours. Je lui ai sauté dessus dès que je suis entrée dans la voiture. Je l’ai embrassé comme si ma vie en dépendait. J’ai fini par me détacher de lui mais j’ai gardé mes mains accrochées à son coup
Moi : Humm tu sens bon
JP : Je devrais aller en voyage plus souvent si ça te rend aussi fougueuse
Moi : Fais ça et ce sont des gifles que tu auras à la place
JP : Elle est de retour. Tu m’as manqué madame
Moi : Tu m’as manqué aussi. Tu sais que tu es sexy ce soir
JP : Ne me tentes pas petite sinon on risque de ne pas aller manger
Je l’ai embrassé à nouveau avant de lui mordre sensuellement les lèvres. Non je suis déchainée ce soir mais est-ce de ma faut si cet homme est si irrésistible ?
Moi : Et si on prenait à emporter. J’ai plutôt faim d’autre chose en ce moment
Il m’a regardait en souriant avant de me lancer un « A vos ordres madame ». Il a appelé le restaurant pour demander à emporter le diner. On est passé régler et récupérer la commande puis on est allé chez lui. Le diner a été mangé vers une heure du matin. On s’est sautés dessus dès qu’on est entré chez lui et je peux vous dire que c’était merveilleux. On dirait que le plaisir est dupliqué quand on se manque. En tout cas c’était torride. Après manger on a refait l’amour avant de s’endormir. Le lendemain je me suis fait réveiller par une douce caresse sur la joue. J’adore ouvrir les yeux et le trouver là. Cet homme est fait pour moi.
JP : Salut toi. Bien dormie
Moi : Merveilleusement bien et toi ?
JP : Toujours bien quand tu es là mon doux amour
Je me suis redressée un peu pour le regarder soupçonneuse
Moi : Accouche
Il s’est mis à pousser comme les femmes. J’ai éclaté de rire. Il n’est vraiment pas bien dans sa tête celui-là
Moi : Arrête ça
JP : Bah quoi. J’ai fait ce que tu as dit
Moi : Vas-y dis-moi ce que tu as fait. Quand tu commences à me le jouer doux amour c’est que tu as fait une gaffe
JP : Je suis allé chez toi.
Moi : C’est tout
JP : Chez tes parents
Là je me suis redressée totalement. Il n’est pas allé là-bas quand même alors que je lui ai interdit
Moi : Jean Philippe je t’ai dit quoi quand on a parlé de ça ?
JP : Je sais mais je ne peux pas me marier avec toi sans l’accord de tes parents. J’ai envie que tu te réconcilies avec eux
Moi : Et moi je te le répète. Je ne veux pas. Je n’ai pas envie de me réconcilier avec qui que ce soit. C’est quoi que tu ne comprends pas dans cette phrase. Je t’avais interdit d’y aller
JP : Tu diras quoi à Raki ou à nos futurs enfants quand ils demanderont après leurs grands-parents.
Moi : Ne joue pas à ça avec moi. Ils étaient où ces grands-parents quand j’avais besoin d’eux
JP : Ils regrettent Gaëlle. Ta mère veut te voir. Donne leur une chance de se faire pardonner
Moi : Non Jean. Je suis catégorique alors respecte ma décision
JP : Je veux que tes parents soient présents pendant notre union. Je veux aller leur demander la main de leur fille comme le veut la tradition. Je t’en parle parce que je leur ai promis que tu leur accorderas une entrevue
Moi : Tu promets à ma place. Tu es bien culotté toi. Je ne les verrai pas et je t’interdis d’y retourner. Ce sont mes affaires pas les tiennes alors ne t’en mêle pas
Je suis sortie du lit puis j’ai commencé à m’habiller dans le but de rentrer chez moi. Il m’a énervé à vouloir se mêler de ce qui ne le regarde pas. Ses parents l’auraient jeté dehors il n’aurait pas réagi de cette façon
JP : Pardon ? Je suis là pour quoi alors ? Juste pour le plaisir.
Moi : Je n’ai pas dit ça
JP : Si je ne dois pas me mêler de tes affaires alors je sers à quoi ici. Tu sais ce que certains donneront pour revoir leurs parents. Tu sais ce que Raki donnerait si elle pouvait revoir sa mère ne serait-ce qu’une fois. Toi tes parents te tendent les bras parce qu’ils se sont rendus compte de leurs erreurs et tu les rejettes
Moi : Ah oui ça va être de ma faute maintenant. Ils m’ont jeté dehors parce que j’étais enceinte. Je serai encore là tu crois si je n’avais pas rencontré Raki. Est-ce qu’ils se sont souciés de comment j’allais me débrouiller, de comment j’allais survivre seule dans la rue ? Maintenant ils peuvent venir faire leur mea culpa devant toi mais avec moi ça ne marchera pas. Je ne veux pas les voir
JP : Je ne me marierai pas avec toi Gaëlle si tu ne te réconcilies pas avec tes parents. Tu as besoin de leur bénédiction pour avancer. Il faut pardonner. Tant qu’on n’y ira pas je mettrai en suspens notre mariage
Moi : Très bien. Si c’est ça mieux vaut qu’on en reste là tout simplement. Ravie de t’avoir connue
Avant qu’il ne réagisse je suis sortie en claquant la porte avec toute la force que Dieu m’a donné.
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