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3006 Words
PARTIE 19 EVA Cela fait plus d’un mois que je n’ai plus eu de nouvelles de cet imbécile d’Atoumane. Apparemment il a compris que je ne plaisantai pas. C’est lui qui a v***é Raki pas moi alors si ça venait à se savoir et que quelqu’un devait aller en prison ce serait surement lui alors il n’a plus intérêt à m’emmerder. J’étais devant mon miroir en train de me maquiller quand quelqu’un a tapé à la porte de ma chambre. J’ai dit d’entrer et c’est mon père qui a fait son apparition devant moi Papa : Tu sors ? Moi : Oui. Je dois voir des amis Papa : Hum. Tu as quel âge Awa ? Moi : 28 ans et tu le sais. Pourquoi ? Papa : A 28 ans tu trouves ça normal de vivre encore chez tes parents sans aucune revenue et vivant encore à leurs dépens. Je croyais t’avoir dit de chercher du travail Moi : J’en cherche mais tu sais que c’est difficile d’en trouver dans ce pays Papa : Je n’aime pas qu’on me prenne pour un imbécile. Combien de CV as-tu déposé ? Moi : … Papa : C’est bien ce que je pensais. Tu comptes faire quelque chose de ta vie un jour. Tu te comportes comme une adolescente, tu n’as pas de travail et je n’ai pas vu un seul homme bien s’intéresser à toi. Alors je ne vais même pas te demander si tu comptes te marier et avoir des enfants avant la ménopause Moi : Je te remercie de t’inquiéter mais je gère bien ma vie. Et j’ai un homme dans ma vie si ça t’intéresse tellement de le savoir Papa : Tu changes de ton tout de suite jeune fille. Je ne suis pas un de tes amis mais ton père Moi : … Papa : Tu sais que les gens parlent et je n’ai pas envie que par ta faute mon nom se retrouve sali alors tu vas me faire le plaisir de remettre de l’ordre dans la tienne le plus vite possible me suis-je bien fait comprendre ? Et voilà on y est. Tout ce qui l’intéresse c’est son image d’homme parfait, de mari et père parfait. Ce qu’il veut c’est que les gens le regardent avec admiration en disant voilà celui qui a réussi sa vie et qui a une famille parfaite. Mon père n’accepte aucun écart et aucune erreur de notre part de peur que les gens se disent « C’est les enfants de monsieur Diop qui ont fait ceci ou c’est la femme de monsieur Diop qui est responsable de cela ». Mon père est assez riche et connu du public donc il veut une image irréprochable au regard des autres et c’est la principale raison pour laquelle il a jeté Raki dehors. Je savais comment il était donc mon plan a marché à merveille. Il me soule dès fois mais je n’ai pas le choix. Si je veux rester j’ai intérêt à lui obéir au doigt et à l’œil Moi : Oui papa Papa : Bien. Tu as de la visite. Moi : J’arrive Il sortit comme il était entré. Heureusement qu’on ne choisit pas ses parents. Bref j’ai fini mon maquillage et je suis descendue. Encore une fois j’ai failli faire une crise cardiaque quad j’ai vu Atoumane assis en face de mon père en pleine discussion avec lui. Cet homme joue avec mon pauvre cœur. Je lui ai dit de disparaitre et je le retrouve à discuter avec mon père. Je me suis avancée la peur au ventre. S’il lui a dit quoique ce soit je le tue de mes propres mains. Papa : Ah elle est là. Je suis ravi de t’avoir revu Atoumane et de savoir que tu es devenu un homme respectable comme ton père. Atou : Merci monsieur Diop Papa : Je vous laisse les enfants. Je dois sortir. Awa tu n’oublieras pas de bien fermer avant de partir Il prit les clés de sa voiture et s’en alla dans le grand bruit que provoquait son grand boubou en Bazin à chacun de ses pas. Dès qu’on entendit la porte se fermer l’autre se leva à son tour Atoumane : Bon je crois que je vais y aller Moi : Quoi ? Tu ne te ficherais pas de moi par hasard. Tu faisais quoi avec mon père ? Atou : Oh rien de spécial. J’étais passée pour te rappeler qu’on doit la vérité sur Raki à ton père mais je suis tombée sur lui et il a gentiment proposé de me tenir compagnie en attendant que tu arrives Moi : Combien de fois dois-je te le répéter ? On ne dira rien à mon père et je t’interdis de lui parler. Restes là où tu étais et fous-moi la paix. Atou : J’ai promis à Raki de rétablir la vérité mais j’ai besoin de toi pour ça Moi : Jamais tu m’entends. Maintenant sors de chez moi Atou : Relaxe, j’allais partir de toute façon. Réfléchis y. La vérité soulage toujours Moi : Dégage avant que je ne m’énerve Atou : Bonne soirée Je sens que je vais commettre un meurtre très bientôt. Ce mec joue avec mes nerfs et je ne vais pas me laisser faire ça non. En attendant je dois aller à mon rendez-vous. Je suis retournée dans ma chambre. J’ai enlevé le pagne et le t-shirt que j’avais pour mettre des sous-vêtements sexy et une robe moulante au-dessus et des escarpins. Je me suis regardée dans le miroir et j’étais satisfaite de l’image que je renvoyais. J’ai pris mon sac et je suis sortie. Comme ma mère était partie à Thiès avec mon frère, j’ai dû prendre un taxi pour aller à mon rendez-vous. C’est la première fois qu’on m’invite dans un hôtel aussi chic, le Radisson hôtel. J’y suis allée une fois avec mon père et j’ai vraiment apprécié. Bref il m’attendait devant l’hôtel quand je suis arrivée. Il est venu m’ouvrir la porte du Taxi dès qu’il m’a vu avant de me faire un baisemain. D’habitude je sors avec des hommes plus jeunes mais j’aime la maturité dont celui-là fait preuve et même si ce n’est pas l’amour fou il m’aide en quelque sorte à oublier Racine. Et comme il est généreux niveau argent ce n’est pas pour me déplaire. J’ai quelqu’un qui me donne de l’argent dès que j’en demande alors pourquoi travailler ? Il a réglé le trajet avant de me faire un bras-dessus bras-dessous pour qu’on entre ensemble dans le restaurant. Un serveur est venu à notre rencontre avant de nous installer à notre table. Il nous a laissé le menu et est revenu quelques minutes après pour prendre nos commandes. J’ai choisi puis Badou a dit comme d’habitude. Le serveur a acquiescé avant de repartir Moi : Tu es un habitué des lieux à ce que je vois Badou : Oui j’y viens souvent. Moi : D’accord. J’ai remarqué que je ne sais rien sur toi Badou : Toi non plus je ne sais pas grand-chose sur toi mais bon j’aurai le temps. Rien ne presse. Tu veux savoir quoi ? Moi : Ce que tu fais dans la vie par exemple ? Comment es-tu devenu riche ? Badou : Je travaille et je gagne ma vie comme tout le monde. Et puis tu sais ce n’est pas moi qui suis riche mais ma femme Moi : Tu es marié ? Badou : Oui. Ça te dérange que je sois marié ? Moi : Non pas du tout. Badou : Parfait. J’envisage de divorcer parce que ma femme m’étouffe et depuis que je t’ai rencontré l’envie de me libérer d’elle pour être totalement avec toi me démange de plus en plus. Moi : Je suis flattée Badou : Tu es belle Awa. Je ne suis plus un gamin et les flirts ne sont plus de mon âge. Avec toi je veux plus, beaucoup plus que de simples flirts. J’ai envie de te connaitre plus intimement C’est en ce moment que le serveur est venu apporter nos plats. J’ai attendu qu’il s’en aille pour répondre Moi : On peut dire que tu es direct toi Badou : A quoi ça sert de tergiverser ? Moi : Je vais y réfléchir Badou : En attendant j’ai pris l’initiative de nous réserver une chambre ici. Alors je pose le badge sur la table. Si ta réponse est oui à la fin de ce repas, tu n’auras qu’à prendre la carte et je te guiderai Il a posé le badge sur la table et j’ai souri sans répondre. Ça me coutera quoi de coucher avec lui. Après tout je ne suis plus vierge et une adulte de surcroit donc je suis libre de faire ce que je veux. On verra après le repas comme il a dit RAKI Atoumane : Elle a failli faire une crise quand elle m’a vu avec son père. Moi : Excellent. Et tu lui as dit quoi ? Atoumane : Qu’on devait avouer mais elle m’a menacé encore une fois. Je crois qu’elle avouera jamais Moi : Oh ce n’est pas ce que je cherche. Je me vengerai d’elle d’une autre manière. Je veux juste qu’elle sache que je la surveille Atoumane : En tout cas elle a eu peur cette fois. Moi : Elle n’a pas fini d’en avoir. Atoumane : C’est quoi la prochaine étape Moi : Le samedi prochain j’aimerai que tu y retournes. Atoumane : D’accord Moi : Ils déjeunent tous ensemble le samedi, une tradition instaurée par mon père. Sois y vers treize heure et trente. C’est à cette heure qu’il passe à table. Comme mon père aime jouer à l’homme parfait il t’invitera à manger avec eux. Je veux qu’à un moment du repas tu te débrouilles pour introduire les mots d****e et poison dans la conversation. Tu diras « Vous avez lu les faits divers ces temps-ci. Il y’a pleins de femmes qui empoisonnent leurs coépouses et d’autres qui droguent leurs demi-sœurs pour se débarrasser d’elles. Vous en pensez quoi vous ? » Atoumane : OK mais cela nous avancera à quoi ? Moi : Tu regarderas le visage des deux femmes de cette maison en disant ça et tu verras. Après ça ce sera fini. Tu diras tout à mon père si ça peut te soulager sinon tu peux partir. Atoumane : Très bien. Je le ferai. Je rétablirai la vérité. Mais ce dont j’ai besoin c’est que toi tu me pardonnes Raki. J’ai gâché ta vie et jamais je ne pourrai vivre tranquillement sans ça Moi : Oh tu sais je t’en veux pour beaucoup plus qu’un simple viol. Je te pardonnerai peut-être un de ces jours. Pour l’instant j’aimerai que tu fasses juste ce que je te demande Atoumane : D’accord. J’irai samedi Moi : Merci. Bonne soirée Atoumane : Toi aussi J’ai juste raccroché avec lui que j’en ai reçu un autre. Je suis au volant en plus sans les écouteurs alors si les policiers me voient je suis morte. J’ai regardé mon téléphone que je venais de poser et c’est Badou. Hum cet appel m’intéresse vraiment Moi : Allô Badou : Eh la plus belle. Comment vas-tu ? Moi : Ecoutes je vais très bien. Toi aussi hein à ce que je vois Badou : Oui. L’oiseau est entré dans la case Moi : Quoi ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? Badou : Awa. Elle accepte de coucher avec moi Moi : Mais c’est une excellente nouvelle. Vous allez faire ça là maintenant Badou : Oui on est à l’hôtel là. Moi : Très bien. Tu as tout mis en place Badou : Oui comme tu m’as dit. Je t’envoie le tout demain. Moi : Parfait. Bon travail. Dois-je te redonner de l’argent ou c’est bon ? Badou : C’est tout bon. Je lui ai dit que si je suis satisfait je la récompenserai bien comme il faut Moi : Bien tu me laisseras le soin de lui envoyer sa récompense Badou : Je vais bien profiter de ce qu’elle m’offre Moi : Libre à toi mon cher. L’essentiel est que j’ai ce que je t’ai demandé Badou : Tu l’auras dès demain Moi : Très bien. Merci pour ton aide Badou : Raki ? Moi : Oui Badou : Prend soin de toi J’ai raccroché et je me suis concentrée sur la route. Je suis arrivée chez moi dix minutes après. La maison est silencieuse, signe que Gaëlle et ma petite louloute ne sont pas là. Madame passe tout son temps avec JP. C’est très sérieux entre eux. Leur relation avance bien et je suis contente pour eux. Moi je suis toujours célibataire. Je n’ai aucune nouvelle de Racine depuis là et c’est mieux comme ça. Je suis toujours amoureuse de lui mais je fais tout pour l’oublier même si ce n’est pas simple. Il m’arrive encore rêver qu’il me revienne mais je sais que ça n’arrivera pas donc je me fais à cette idée petit à petit. Comme Gaëlle m’avait prévenu qu’elles allaient passer la nuit chez JP j’ai donc passé une soirée tranquille dans mon lit jusqu’à m’endormir, un samedi de célibataire quoi. Le lendemain je me suis réveillée nez à nez avec mon ordinateur. Je me suis connectée et j’ai vu le message que j’attendais. J’ai alors branché mon imprimante pour imprimer quelques photos. Je suis allée prendre ma douche et une heure après j’étais sortie. Je suis passée retirer des sous dans un distributeur puis je suis allée dans mon ancien quartier. J’ai abordé un gamin à qui j’ai donné un billet de 1000 ans et il a accepté d’être mon messager. Je lui ai alors remis l’enveloppe en lui demandant de le remettre à Eva en main propre. Il a acquiescé avant de partir comme une flèche. Il est revenu quinze minutes après pour me dire que c’était fait. Je suis alors rentrée chez moi. EVA Je finissais juste de prendre mon petit-déjeuner quand un garçon est venu me remettre une enveloppe en me disant qu’on lui a dit de me le remettre. Avant que je puisse lui poser la moindre question il avait disparu. Je suis alors montée dans ma chambre pour découvrir ce que c’était. J’ai ouvert l’enveloppe et j’ai vu des billets de banque. J’ai souri. C’est surement Badou qui m’envoie ce qu’il m’a promis. J’ai compté et c’était deux cent mille francs. Je vais pouvoir me gâter dans les boutiques. Finalement c’était une bonne idée de coucher avec lui. J’ai posé les billets sur le lit et j’ai déversé l’enveloppe pour voir s’il restait quelque chose. Quand je vais vu ce qui est tombé la panique m’a envahi. Mais c’est quoi ça ? Qu’est-ce que c’est que ces horreurs ? Il y avait des photos de moi et badou prises pendant qu’on faisait l’amour. Qui a bien pu prendre ces photos ? Ce n’est quand même pas Badou. J’ai déplié la feuille qui accompagnait le tout « J’espère que l’argent te suffit. Je ne sais pas combien vous avez convenu donc j'ai mis ce que je pense être assez. Apparemment il y a d’autres prostituées que celles qui en font leur métier. Fais-toi plaisir avec ces quelques billets parce que ton calvaire ne fait que commencer. Oh Badou te remercie. Il t'a trouvé très satisfaisante. Bon dimanche. Courtoisement, Raki. » Mon dieu, dites-moi que ce n’est pas vrai. Un petit j'aime ou un commentaire svp. ça fait toujours plaisir. Bisou
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