Vincent Le brouillard. Dense, opaque. Une sensation de déjà-vu. À la fois celle de l’enfermement et de la liberté. Je flotte vers Louise, dans ce tunnel lumineux. Je suis léger. L’esprit vide. Une voix perce, m’accompagne et résonne pendant ce voyage. — Paul ! Paul ! p****n, ouvre ! Réveille-toi ! Cette voix que je n’ai pas entendue depuis longtemps et qui pourtant m’est très familière. Je n’y prête pas attention et continue ma marche vers Louise. Mais les cris se font plus fort, suffisamment pour que je me retourne. C’est Vincent, planté là, derrière la vitre. Criant à pleins poumons. — Paul ! C’est moi, ouvre p****n ! La lumière s’affaiblit. Louise n’est plus qu’une silhouette trouble au fond du tunnel. Des éclairs aveuglants, clignotants. Vincent s’énerve sur la vitre en tapant sur

