Dès que je franchis la butte de l’Homme Mort, je perçus un son distinct, un cliquetis métallique inhabituel, et plusieurs voix. Je m’avançai discrètement, me faufilai entre des buissons, grimpai un tertre et, lorsque je parvins à hauteur d’un sentier sylvestre qui passait par là, je poursuivis mon ascension à croupetons. À l’abri derrière un amas de rochers posés en pyramide, je jetai un coup d’œil sur le sentier en contrebas. Je retins mon souffle. Un groupe de cinq hommes avançait progressivement entre les chênes. Des mines patibulaires pour la plupart, scarifiées pour la moitié d’entre eux, des routiers comme dans les temps jadis et quelques jeunots qui avaient l’air aussi terrifiant que leurs aînés. Je sursautai en apercevant le foulard rouge noué autour de leur cou. Je penchai la tête

