Cette caverne était une nouvelle chambre de torture, plus cruelle, plus vicieuse que toutes les antichambres d’Aurepue, que toutes les énigmes et les coups de savate. Naïs représentait ma faille, la faiblesse que je devais éteindre. Elle possédait sur moi trop de pouvoir, trop de charme. Elle devenait un danger. La culpabilité, l’amour que j’éprouvais pour elle déstabilisait mon pouvoir. M’interdire sans cesse de songer à elle m’empêchait de me concentrer sur le contrôle de mon esprit. Les Tenshins ne s’autorisaient pas à aimer. Ils prônaient le célibat ou les amours d’une nuit, les putains dans les bordels ou les courtisanes d’un soir. Je commençais à en comprendre les raisons. « Il est difficile de connaître ses qualités, disait Tel-Chire, mais il est encore plus dur d’admettre ses faib

