Alyan appela le room service, décidée à ne pas croiser Steven ce soir-là. Elle préférait dîner seule, dans le calme de sa chambre. Pendant ce temps, Steven, de son côté, savourait chaque bouchée de son repas, les yeux rivés à l’écran qui diffusait les moindres gestes de la jeune femme.
Elle termina son dîner, s’essuya les lèvres avec une élégance naturelle, ôta son peignoir de satin et se glissa dans son lit en nuisette, une douce musique jazzy emplissant la pièce.
Steven éteignit son écran, poussé par une envie qu’il n’arrivait plus à contenir. Il déverrouilla la porte communicante, entra silencieusement et s’approcha d’elle. Son souffle s’accéléra en la voyant si paisible, si vulnérable…
Il s’assit au bord du lit, caressant lentement ses boucles, effleurant son épaule nue du bout des doigts. Puis, d’un geste presque tendre, il fit glisser le drap, dévoilant un corps dont il rêvait depuis des années.
Il déposa un b****r léger, presque irréel, sur le haut de son dos, humant la fragrance chaude de sa peau. Il se redressa, ouvrit son armoire d’un geste lent, prit un de ses sous-vêtements et le glissa dans la poche intérieure de sa veste après l'avoir humer. Son regard effleura encore une fois son corps avant qu’il ne referme la porte et disparaisse dans l’ombre.
---
Le matin
Alyan se réveilla avec une étrange sensation. Elle s’étira, sourit légèrement, puis se dirigea vers la salle de bain. En poussant la porte…
Steven était déjà sous la douche. Nu. L’eau ruisselait le long de ses muscles.
— Steven (souriant, provocateur) : Tu veux partager cette douche avec moi ?
— Alyan (paniquée, se couvrant les yeux) : Non mais ça va pas ?!
— Steven : Ne fais pas la prude, Alyan. Tu n’as jamais vu un homme nu ?
— Alyan (grommelant) : Malheureusement… pas jusqu’à mes 25 ans.
Elle pensa l’avoir dit pour elle-même. Mais Steven avait entendu. Et ce murmure l’enflamma.
Alors elle est encore pure, ou presque… C’est moi qu’elle découvrira vraiment. Tant mieux.
— Steven (plus fort, moqueur) : Tu comptes me laisser toute l’eau chaude ?
Elle grogna, retourna s’asseoir sur le lit, bras croisés. Quelques minutes plus tard, Steven sortit, une serviette nouée autour des hanches, des gouttes d’eau glissant le long de son torse parfaitement sculpté.
Alors qu’elle allait entrer à son tour, il l’attrapa doucement par la taille, la tirant contre lui. Leur peau se frôla. Elle sentit la chaleur de son corps et ce parfum viril qui lui faisait perdre le nord.
— Alyan (troublée) : Que faites-vous… monsieur ?
— Steven (à voix basse) : Steven. Appelle-moi Steven.
Il colla son nez à son cou, inspirant longuement.
— Steven : Dior… Miss Bloom ? J’adore ce parfum. Il te colle à la peau… comme j’aimerais le faire.
— Alyan (tentant de se libérer) : Vous avez dû en sentir des centaines, vu le nombre de femmes que vous avez eues.
— Steven (sourire en coin) : Aucune ne m’a marqué comme toi.
— Alyan : Lâchez-moi !
Il recula doucement, mais son regard resta accroché au sien.
— Steven (sérieux) : Tu es différente, Alyan. Et crois-moi, je ne suis pas près de te lâcher.
En s'approchant d'un pas vers elle :
__ Pourquoi tremblez-vous ? (Il effleura doucement sa lèvre inférieure du bout du pouce.)
— Alyan (le repoussant légèrement) : Que faites-vous, Steven ?
— Steven (avec un regard brûlant) : Vous me fascinez… et le simple fait que votre corps réagisse me rend fou.
Il se pencha lentement, réduisant la distance entre leurs visages. Alyan recula d’un pas, mais il la suivit, implacable.
— Alyan (tentant de garder contenance) : Lâchez-moi, je vous le dis sérieusement.
— Steven : Je vous lâcherai… si vous me donnez un seul b****r. Juste un.
— Alyan (agacée, haussant la voix) : Vous pouvez re…
Elle n’eut pas le temps de finir que ses lèvres furent capturées dans un b****r chaud, possessif, impétueux. Ses yeux s’écarquillèrent, ses poings se crispèrent sur ses larges épaules… Mais au lieu de le repousser, son corps céda, répondant malgré elle à l’intensité du moment.
Quand il la relâcha, son souffle était court, ses joues en feu.
— Steven(murmurant contre sa bouche) : J’adore le goût de vos lèvres, ma beauté. J’en veux encore.
La gifle fusa, nette et sonore. Puis une autre. Steven recula légèrement, mais au lieu de se fâcher, il éclata d’un rire rauque et grave qui fit vibrer Alyan jusqu’à la nuque.
— Alyan (haletante) : Que voulez-vous faire, exactement ?
— Steven (s’approchant de son oreille, voix basse) : Calme-toi, Alyan… Je savourerai ton corps… mais seulement lorsque tu me le permettras. Je peux être très patient. Très... mais pas trop.
Il recula avec un sourire en coin, laissant dans son sillage un parfum boisé et un frisson qu’elle ne pouvait ignorer. La porte se referma derrière lui.
Elle resta figée quelques secondes, les mains crispées, le souffle court.
— Alyan (touchant sa poitrine, le cœur tambourinant) : Mais qu’est-ce qui vient de se passer ? (Elle porta ses doigts à ses lèvres.) Mon Dieu, il embrasse comme un démon en costume.
Elle secoua la tête, se parlant à elle-même comme pour s’arracher à une hypnose.
— Alyan : Non, Alyan. Non. Ce n’est pas ce que tu es venue faire ici. Tu t’étais juré de ne plus jamais tomber. Pas encore.
Elle se dirigea vers la salle de bain, mais l’odeur du gel douche de Steven lui sauta au nez, enivrant.
— Alyan : Il sent si bon… Trop bon. Et ça devient dangereux.
Elle se doucha rapidement, tentant d’effacer son trouble, puis enfila une tenue sobre mais élégante pour son dîner d’affaires : robe noire cintrée, blazer ivoire, lèvres nude, talons modérés. Pas de provocation. Juste du contrôle.
---
Dans la suite voisine, Steven s'était effondré sur son lit, un sourire béat sur le visage.
— Steven : Ces lèvres… si douces, si chaudes…
Il passa une main dans ses cheveux, toujours agité par le souvenir de ce premier contact.
— Steven (fixant le plafond) : Elle finira par m’appartenir. Pas juste son corps. Son cœur aussi. Je vais la faire vibrer comme aucun homme ne l’a fait.
Quelques minutes plus tard, Alyan arriva au restaurant chic où elle devait rencontrer le PDG de Tati Cops Investissement. Elle ajusta discrètement sa robe, inspira profondément… jusqu’à ce qu’une silhouette familière apparaisse.
Steven.
— Alyan (se levant précipitamment, les yeux lançant des éclairs) : Pas encore vous ! Fichez-moi la paix, je vous en supplie !
Steven, imperturbable, s’approcha lentement, le regard allumé, arborant son éternel sourire mi-provocateur, mi-arrogant.
— Alyan (à voix basse mais sèche) : Et arrêtez de sourire comme un idiot ! Vous n'avez rien d’amusant, je vous assure !
— Steven (calmement) : Mademoiselle Ketu, quelle agréable surprise… On dirait que notre dîner se fera plus tôt que prévu.
— Alyan (glaciale) : Ah non. Pas après ce que vous avez osé faire dans ma chambre.
— Steven (se penchant, voix basse et suave) : Et qu’ai-je fait, exactement ? Vous voler un b****r ou vous faire frissonner ?
— Alyan (reculant d’un pas, les joues rouges) : Vous savez très bien de quoi je parle.
Il s’installa à sa table comme si c'était la sienne, sans lui demander la permission, son regard brillant de malice.
— Steven : Non, vraiment, rafraîchissez-moi la mémoire… Je suis tout ouïe.
Alyan était à deux doigts de lui renverser un verre d’eau à la figure. Il savait exactement ce qu’il faisait. Et pire : il y prenait plaisir.
Elle se détourna, prête à quitter les lieux.
— Steven (calmement) : Je ne partirais pas si j’étais vous.
— Alyan (sarcastique) : Sauf que, Dieu merci, vous n’êtes pas moi. Au revoir !
— Steven (toujours assis, voix posée) : Alyan, asseyez-vous. Vous commencez à attirer les regards.
— Alyan : Il n’en est pas quest…
Elle s’interrompit en sentant les yeux des clients rivés sur elle.
— Cliente (à voix basse à son mari) : C’est elle qui élève la voix contre Spielberg ? Elle est folle ou quoi ?
— Époux : Totalement inconsciente… il pourrait acheter son avenir d’un claquement de doigts.
Alyan grimaça. Ce nom. Spielberg.
Elle se retourna brusquement vers Steven, qui la fixait, amusé.
— Steven : Installe-toi, Alyan. Tu ne veux pas vraiment saboter ta soirée, n’est-ce pas ?
— Alyan (les dents serrées) : Je n’ai rien à vous dire. Laissez-moi tranquille.
Elle fit un pas, il ajouta tranquillement, sans la regarder :
— Steven : Dommage. Parce que si tu refuses de t’asseoir… tu refuses aussi ton contrat avec Tati Cops Investissement.
Elle s’arrêta net. Se retourna lentement, les yeux écarquillés.
— Alyan : Comment… comment savez-vous que j’ai rendez-vous avec Tati Cops investissement ?
Steven leva les yeux vers elle, un sourire carnassier aux lèvres.
— Steven : Parce que, ma chère, je suis Tati cops investissement .
— Alyan (fronçant les sourcils) : Investissement ? Vous me surveillez ou quoi ?
— Steven (posément, un sourire en coin) : Non, je suis simplement bien informé. Je suis le PDG de Tati Cops Investissement.
— Alyan (hurlant, sous le choc) : Quoi ?
Un silence glacé tomba dans le restaurant. Des murmures s’élevèrent des autres tables.
— Cliente 1 : C’est elle qui a crié ?
— Cliente 2 : Elle ne connaît même pas Steven Spielberg ?
— Serveuse (à voix basse) : Il doit vraiment être patient, lui…
— Steven (calmement) : Tu es en train de te donner en spectacle, Alyan.
Alyan, rouge de honte, s’assit lentement. Son regard fuyait celui de Steven, mais son cœur battait comme un tambour.
— Alyan (à voix basse, tendue) : Qu’est-ce que vous me voulez, au juste ?
— Steven (penché vers elle) : Te connaître. Pas en tant qu'associée, mais en tant que femme. En vrai, tu me fascines.
— Alyan : Pourquoi ? Je ne suis pas une bimbo, ni une poupée parfaite.
— Steven (sérieux) : Justement. Tu es brute, indomptée. Tu dégages quelque chose de... sauvage. Tu ne te rends même pas compte à quel point c’est attirant.
Il se leva doucement, contourna la table et lui tendit la main. Elle hésita avant de la lui donner. Il la fit se lever, ses doigts serrant les siens avec une intensité troublante.
— Steven (voix basse, presque rauque) : Tu es d'une beauté extrême, Alyan. Et ta fierté... ta résistance... elles m’excitent plus que tu ne l’imagines. Donne-moi une seule chance de te faire ressentir ce que moi je ressens quand je te regarde.
Alyan recula, le souffle court.
— Alyan : Je ne suis pas venue ici pour ça. Je suis là pour les affaires. Juste ça.
— Steven (souriant, en haussant les mains) : Très bien. Alors parlons affaires… mais autour d’un dîner. Rien de plus. Promis.
— Alyan (soupirant) : Très bien. Mais gardez vos distances.
Steven fit signe au serveur. Leur commande fut prise, et peu après, les plats arrivèrent.
Ils mangèrent dans un silence tendu. Steven ne parlait pas, mais ses yeux disaient tout. Il la dévorait du regard, surtout ses lèvres, qu’il mourait d’envie de goûter à nouveau.
Quand ils eurent fini, il rompit enfin le silence :
— Steven : Concernant ta proposition, je l’ai étudiée. Et j’accepte.
Il sortit un stylo, signa le contrat sans même négocier.
— Alyan (surprise, mais digne) : Excellente soirée, associé. (Elle tendit la main.)
— Steven (lui baisant la main lentement, la fixant intensément) : Meilleur à toi, Alyan… Mais ce n’est que le début.
Elle retira doucement sa main et partit, droite, mais troublée.
Dans sa chambre, elle fit ses valises, le cœur agité. Tout était allé trop vite. Mais le contrat était signé. Mission accomplie.
Dans la chambre voisine, Steven alluma son écran.
Et ses yeux cherchèrent aussitôt la silhouette d’Alyan.
Steven observait Alyan sur l’écran, concentrée à plier ses vêtements avec des gestes secs. Soudain, son téléphone vibra. Elle décrocha, le visage tendu.
Appel téléphonique
— Kim : Alyan, tu comptes venir au mariage de ta sœur, ou tu vas encore faire ton cinéma ?
— Alyan: Kim, efface mon numéro. Et n’appelle plus jamais.
— Kim (avec venin) : J’ai toujours su que t’étais jalouse de ma fille. T’es pathétique, Alyan. Comme ta mère. C’est pour ça que les hommes vous quittent.
— Alyan (voix tremblante) : Tais-toi...
— Kim : Une bonne à rien ! Tu crois que t’as de la valeur ? Pauvre idiote. T’es juste bonne à être seule.
La ligne coupa. Alyan resta un instant figée, puis s'effondra sur le lit, les épaules secouées par les sanglots.
Steven, bouleversé derrière son écran, se leva d’un bond et alla frapper à sa porte.
— Steven : Toc toc... Alyan ? Puis-je entrer ?
— Alyan (en reniflant) : Qu'est-ce que vous me voulez encore ?
— Steven : Je… Je voulais vous proposer un dîner…
Mais quel idiot je suis, pensa-t-il aussitôt.
— Alyan : On a déjà dîné ensemble, non ?
— Steven (tentant un sourire sincère) : Celui-là, ce serait sans contrat. Juste toi et moi. Deux êtres humains, rien d’autre.
— Alyan (ouvrant à peine la porte) : Qui vous a dit que j’en avais envie ?
— Steven (en chuchotant) : Mon instinct… et ton regard blessé.
Elle voulut refermer la porte, mais il la bloqua doucement de la main.
— Steven : Tu pleures, Alyan. Qu’est-ce qui te fait autant mal ?
— Alyan (fronçant les sourcils) : Je. Ne. Pleure. Pas.
— Steven : Ton regard me crie l’inverse.
À ces mots, Alyan éclata à nouveau. Elle lâcha prise. Les larmes débordèrent, violentes, brûlantes. Et sans réfléchir, elle se jeta dans ses bras, le cœur en morceaux.
Steven la rattrapa au vol, surpris, les bras refermés sur elle comme un cocon protecteur. Elle tremblait contre lui, vulnérable, vraie.
Son odeur, sa chaleur, son désespoir — tout l’embrasa.
Mais il se contenta de la serrer contre lui. Pas de gestes déplacés. Juste une étreinte.
— Steven (à voix basse) : Tu n’es pas seule, Alyan. Pas tant que je serai là.
Et pour une fois, elle ne chercha pas à se dégager.