Steven était bouleversé. Cette étreinte avait fait vibrer quelque chose de profond en lui. Il la tenait encore contre sa poitrine, sentant son souffle irrégulier, son cœur qui battait la chamade contre le sien. C’était doux, réel... mais aussi déroutant.
Puis, doucement, Alyan s’écarta, gênée par sa propre fragilité.
— Alyan : Désolée… Je… Je ne sais pas ce qui m’a pris.
— Steven (la regardant tendrement) : Il n’y a rien à excuser. Tout le monde a besoin d’un câlin, Alyan. J’ai vu une émission qui disait que c’était le meilleur remède contre la solitude et la tristesse.
— Alyan (esquissant un sourire, un peu moqueur) : Vous regardez ce genre d’émissions ?
— Steven (clin d’œil) : Seulement quand elles parlent de femmes aussi extraordinaires que vous.
Elle rit doucement. Son sourire s’étira timidement, mais il en fut comblé.
— Alyan : Merci… Elle s’approcha lentement et, dans un élan impulsif, déposa un léger b****r sur sa joue. Excellente nuit, Steven.
— Steven (troublé, touchant la joue) : Merci à toi, Alyan…
Il repartit dans sa suite. Mais son sourire s’effaça à la seconde où la porte se referma.
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Dans sa suite
Steven enclencha un levier dissimulé derrière une étagère. Un mur coulissa silencieusement, dévoilant une pièce secrète. À l’intérieur, une ambiance étrange : des murs recouverts de photos d’Alyan, de ses 15 ans jusqu’à aujourd’hui. Des images volées, anciennes, certaines visiblement récentes.
Il s’assit au centre, dans un fauteuil en cuir noir, le regard rivé sur un portrait d’elle en robe rouge, lors d’une conférence.
— Steven (d’une voix basse, presque envoûtée) : Alyan… mon cœur. Je t’ai enfin ici, près de moi. Tu n’imagines pas à quel point je te veux, te désire… Si seulement tu savais… Si seulement tu pouvais ressentir ce feu qui me brûle. Donne-moi une nuit… une seule. Et je t’emmènerai là où aucun homme ne t’a jamais emmenée.
Son regard devint sombre, intense.
— Steven : Tu es à moi, Alyan. Tu l’as toujours été.
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Le matin
Alyan se leva, encore troublée par la veille. Elle se glissa dans un bain chaud, essayant de chasser les pensées de Steven. Pourquoi ce b****r m’a-t-il autant perturbée ? Pourquoi ai-je ressenti un frisson… agréable ?
Une fois préparée, elle appela le room service. C’est alors qu’un coup retentit à la porte.
— Steven : Toc toc… Alyan, puis-je entrer ?
— Alyan (voix fatiguée) : Oui… vas-y.
Il entra, vêtu d’une chemise blanche entrouverte et d’un pantalon noir qui mettait en valeur sa silhouette athlétique.
— Steven : Bonjour, ma beauté. Bien dormi ?
— Alyan (fronçant les sourcils) : Comment m’as-tu appelée ?
— Steven (s’approchant avec assurance) : Ma beauté. Tu es magnifique, Alyan. Mais tu sais ce qui me fascine encore plus que ton visage ou ton corps ? Ta force… ton feu intérieur. Tu es un mystère que j’ai envie de découvrir… chaque centimètre à la fois.
Il s’arrêta juste devant elle, baissant un peu la voix, plus rauque, plus dangereuse.
— Steven : Tu crois que je joue ? Tu crois que c’est une simple attirance ? Non, Alyan. Toi… tu es celle que j’attendais.
Elle recula, déstabilisée. Son cœur battait trop fort.
— Alyan (balbutiant) : Je… Steven, je crois que vous vous emballez.
— Steven (chuchotant) : Ou peut-être… que je me libère enfin.
Dans une autre ville en Amérique, dans une cité luxueuse. Des éclats des voix se lèvaient :
Scoot (levant les yeux, agacé) : Parce que tu m’étouffes, Ashley ! Voilà pourquoi !
Ashley (abasourdie) : Quoi ?
Scoot : Tu veux tout contrôler : ma vie, mes horaires, mes mots… même mes silences.
Ashley (les larmes aux yeux) : Et tu crois qu’Alyan t’aurait laissé faire ce que tu voulais peut-être ?
Scoot (regard noir) : Non, mais elle, au moins, elle avait du feu dans les yeux. Pas cette obsession de paraître parfaite.
Ashley (brisée) : Donc tu la compares encore à moi… après tout ce temps…
Scoot : Je ne la compare pas. Je suis juste assez honnête pour dire que j’ai fait un choix par confort, pas par passion. Et là, ce confort m'étouffe.
Ashley, blessée au plus profond, se leva d’un bond.
Ashley : Très bien. Va la retrouver si tu veux. Mais ne viens pas pleurer quand tu verras qu’elle n’a plus rien à t' offrir… parce que quelqu’un d’autre l’aura déjà prise.
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Pendant ce temps, au restaurant
Le dîner entre Steven et Alyan se déroulait dans une ambiance chaude, presque électrique. Les chandelles posées sur la table semblaient trembler à chaque regard qu’ils échangeaient.
Steven (jouant avec son verre) : Tu sais, plus je te regarde, plus j’ai envie de dévorer ce plat... ou peut-être toi.
Alyan (surprise, rougissante) : Steven… fais attention à ce que tu dis.
Steven (un sourire carnassier aux lèvres) : Je fais toujours attention… sauf quand une femme me rend fou.
Il approcha lentement sa main de la sienne. Alyan ne la retira pas immédiatement.
— Alyan : Tu joues avec le feu…
— Steven : J’adore brûler quand c’est toi l’incendie.
Alyan détourna le regard, un sourire se dessinant malgré elle. Il y avait dans ses yeux une lueur trouble, un mélange de méfiance… et d’envie.
À la sortie du restaurant
Alyan (en se levant, croisant les bras) : Merci pour le dîner. C’était délicieux, mais je pense que ça s’arrête là.
Steven (en se levant à son tour, approchant doucement) : Tu es sûre que c’est juste le dîner qui t’a plu ?
Alyan(le fixant) : Steven… arrête ce jeu. Je ne suis pas un trophée.
Steven (sourire en coin) : Et si tu l’étais, tu serais ma coupe du monde.
Alyan leva les yeux au ciel, mais un frisson la traversa quand il frôla sa main.
Steven (voix grave) : Tu peux prétendre autant que tu veux, Alyan… mais ton corps me parle autrement.
Alyan (le cœur battant, se reculant) : Tu ne sais rien de moi.
Steven : Non. Mais j’ai envie d’apprendre. Chaque battement, chaque soupir, chaque barrière… et surtout, ce que tu caches derrière ce regard de guerrière blessée.
Alyan (troublée) : Je n’ai rien à cacher.
Steven (s'approchant davantage, sa voix se faisant velours) : Tu trembles à nouveau. Comme la première fois. Et tu sais ce que ça veut dire ?
Alyan (haletante) : Steven…
Steven (souriant, ses lèvres tout près) : Que tu luttes contre une chose que tu as déjà perdue.
Elle voulut parler, mais ses mots restèrent coincés. Il ne l’embrassa pas cette fois. Il effleura simplement sa joue, murmurant :
Steven : Quand tu seras prête… viens me chercher.
Alyan échangeant de sujet : Merci pour ce dîner exquis, mais maintenant, je dois aller arranger mes affaires.
Steven : Vous rentrez déjà ?
Alyan : Oui, j'ai du boulot qui m'attend.
Steven : Juste cinq minutes de plus. Ce serait un crime de vous laisser partir si tôt.
Alyan : Mon appartement me manque.
Steven (lui prenant doucement la main, regard profond) : Et moi, c’est vous qui me manquez déjà.
Elle le fixa, troublée, mais n’osa pas retirer sa main.
Alyan (soupirant) : D’accord.
Steven (souriant, triomphant) : Pour fêter ça, je vous invite à une promenade. Vous êtes toujours enfermée, vous méritez une vraie bouffée d’air.
Alyan : Je ne suis pas très balade.
Steven : Ce n’est pas une balade, c’est une parenthèse enchantée. Faites-moi confiance.
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Plage tropicale, tard dans la soirée
Le bruit des vagues, la brise légère, les étoiles accrochées au ciel… Alyan marchait pieds nus dans le sable, les talons à la main.
Alyan : C’est… magnifique.
Steven (la dévorant des yeux) : Pas autant que vous.
Alyan (le fuyant du regard, gênée) : Vous dites ça à toutes les femmes ?
Steven : Non. Juste à celle qui me trouble au point d’en perdre le sommeil.
Elle sourit malgré elle, troublée.
Steven : Puis-je vous poser une question ?
Alyan : Je vous écoute.
Steven : Êtes-vous en couple ?
Alyan : Non.
Steven (avec un sourire carnassier) : Alors j’ai encore mes chances.
Alyan (le regardant, mi-sérieuse) : Et si je vous disais que vous êtes sur un terrain glissant ?
Steven : J’aime le risque. Et je crois que vous aussi.
Elle s’arrêta, frissonnante.
Alyan : On ferait mieux de rentrer.
Steven : Vous avez froid ?
Alyan : Un peu.
Steven (lui posant sa veste sur les épaules) : Tenez. Mais ne partez pas encore. Vous êtes là, magnifique, sous la lune… et j’ai cette envie irrépressible...
Sans prévenir, il s’approcha, réduisant la distance, et l’embrassa. Doucement. Lentement. Un contact qui fit trembler Alyan. Elle voulut résister… mais céda.
Le b****r s'intensifia, passionné, désespéré, comme deux âmes qui se reconnaissent.
Steven (haletant, contre ses lèvres) : Tu me désires, Alyan. Ne le nie pas. Viens avec moi, cette nuit.
Alyan (reprenant son souffle, recule, confuse) : Non… Je ne peux pas. Ce n’est pas raisonnable.
Et sans attendre sa réponse, elle s’éloigna en courant presque, troublée, bouleversée… et terriblement tentée.
Steven, resté seul sur la plage, murmura pour lui-même :
Steven : Ce n’est qu’une question de temps, mon Alyan. Tu m’échapperas plus.
Et il accoura , derrière elle : Alyan, attends… ne pars pas comme ça !
Alyan, sèchement : Laisse-moi tranquille, Steven. Je t’en prie.
Steven, la rattrapant dans le couloir : Qu’est-ce que je fais de mal ? Pourquoi cette fuite soudaine ?
Alyan, le fusillant du regard : Parce que tu te comportes comme un prédateur ! Tu crois qu’un dîner et quelques flatteries suffisent à m’avoir ? Je ne suis pas ce genre de femme.
Steven, la rapprochant doucement contre le mur : Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que ce b****r ne t’a rien fait. Dis-le, Alyan…
Alyan, le repoussant violemment : Lâche-moi !
Steven : Je suis fou de toi. Juste une nuit… une seule…
Alyan, écœurée : Tu me prends pour quoi ? Une femme facile ? Une prostituée, peut-être ?
Steven, déstabilisé : Non ! Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, Alyan. Tu me rends dingue, je ne me contrôle plus.
Alyan, le giflant violemment : Alors contrôle-toi ailleurs ! Et fiche-moi la paix !
Elle claqua la porte de sa suite en tremblant. Steven resta un moment figé, avant de frapper le mur d’un coup brutal.
Steven (hurlant) : p****n ! Pourquoi t’as ouvert ta gueule comme ça ?!
Il retourna dans sa suite, furieux, le regard noir, et lança son portable contre le mur.
Mais ce n’était pas suffisant. Il entra dans sa salle d’entraînement et s’acharna sur le sac de frappe. Ses poings saignaient, sa respiration saccadée.
Steven, haletant : Je ne voulais pas… pas la blesser. C’est moi l’idiot.
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Quelques minutes plus tard
Il ressortit, les mains couvertes de sang, le regard éteint, et frappa doucement à la porte d’Alyan.
Alyan, surprise : C’est ouvert…
Elle se retourna, vit ses mains. Un cri lui échappa.
Alyan : Mais enfin, Steven ! Qu’est-ce que vous avez fait ?!
Steven, les yeux humides : Je devais expier ma faute. Je vous ai fait pleurer, et je ne me le pardonne pas.
Il s’agenouilla devant elle, les yeux rivés aux siens.
Alyan, prise au dépourvu : Levez-vous. Tu es ridicule.
Steven : Pas avant que tu me pardonnes, Alyan. Je n’ai jamais voulu t’humilier. Je perds les pédales quand je suis avec toi.
Alyan, soupirant : D’accord, d’accord… je te pardonne. Maintenant lève-toi, espèce de grand malade.
Elle le fit asseoir, alla chercher sa trousse de secours. Ses gestes étaient délicats, mais son regard restait sévère.
Alyan : Tu es complètement fou. Pourquoi faire ça ?
Steven, la fixant : Parce que je n’ai jamais eu aussi peur de perdre quelqu’un. Même si je ne t’ai jamais vraiment eue.
Alyan : Tu dis n’importe quoi…
Steven : Alors explique-moi pourquoi tu trembles autant en touchant mes mains.
Un silence pesant s’installa. Alyan baissa les yeux, perturbée.
Alyan : On n’en parle plus… s’il te plaît.
Steven, murmurant : Juste… reste avec moi encore un peu. Je t’en supplie.
Elle ne répondit pas, mais continua de soigner ses plaies, en silence, troublée.
Peu après, Alyan termina de lui b****r les mains avec douceur. Elle ouvrit un tiroir, sortit un petit flacon et lui tendit un comprimé.
Alyan : Tenez, un calmant. Vos mains doivent être en feu.
Steven, la fixant : Pas autant que mon cœur…
Alyan, détournant les yeux : Steven, pas ce soir.
Il prit le calmant sans rien dire, l’avala, puis la regarda encore un instant.
Alyan : C’est bon. Vous pouvez retourner dans votre suite maintenant.
Steven : Une faveur, Alyan.
Alyan, méfiante : Laquelle ?
Steven : Accordez-moi un dîner, demain. Pas pour séduire. Juste pour me faire pardonner… à votre manière.
Alyan : Steven, vous êtes déjà pardonné.
Steven : Alors acceptez ce dîner, et je le croirai vraiment.
Alyan, hésitant un instant puis souriant doucement : D’accord… mais à une seule condition.
Steven : Laquelle ?
Alyan : Pas de discours mielleux. Pas de b****r volé. Juste un dîner.
Steven, main sur le cœur : Promis. Un dîner. Rien de plus. Mais… tout de même spécial.
Alyan, en riant légèrement : Vous êtes incorrigible.
Elle s’approcha lentement de lui, posa ses mains sur ses épaules, puis déposa un b****r délicat sur sa joue.
Alyan, dans un murmure chaud : Meilleure nuit à vous, Steven.
Steven, figé, le souffle coupé : Alyan…
Alyan, se reculant avec un clin d’œil : Allez dormir. Ou bien je retire mon oui pour demain.
Steven sortit enfin de la suite, les joues en feu, un sourire béat accroché aux lèvres. Dans le couloir, il passa sa main sur l’endroit précis où ses lèvres avaient touché sa peau.
Steven (pensant) : Si ce n’est pas de l’espoir, je ne sais pas ce que c’est…