chapitre 06

1271 Words
Dans sa chambre, Steven repensa à ce doux b****r qu’Alyan avait déposé sur sa joue droite, là où ses lèvres avaient effleuré sa peau. Oh, si c’était possible, je ne laverais plus mon visage… Ce simple effleurement vaut tous les baisers du monde. Je crois que j’aurai une nuit divine… Alyan, tu es un poison lent et délicieux. Tu fais de moi l’homme le plus heureux et le plus tourmenté au monde. Il se déshabilla sans précipitation, son sourire rêveur aux lèvres, puis monta dans son lit, s’abandonnant aux bras de Morphée, l’esprit embué d’images d’elle. À 5 heures du matin, un jeune homme gigotait nerveusement sur son lit. Non, père, ne fais pas ça ! Pas encore ! Je promets d’être sage, je t’en supplie… Il se réveilla en sursaut, le front trempé de sueur, haletant. — Encore ce foutu cauchemar… Il se leva, les traits tirés, et alla dans sa petite chambre secrète où il cachait toutes les photos d’Alyan, comme un trésor sacré. — Tu es la seule capable de me faire oublier ce passé, de calmer les monstres en moi… Tu es ma lumière, Alyan. Il resta là, figé, hypnotisé par les images d’elle, une main posée sur le cœur, comme pour l’empêcher d’exploser. Dans la chambre d’Alyan Alyan s’éveilla lentement. Après avoir récité sa prière du matin, elle entra dans la salle de bain et prit un bain chaud, laissant la vapeur envelopper son corps comme un cocon apaisant. Lorsqu’elle sortit, une serviette autour de ses cheveux encore mouillés, la porte qui séparait leurs suites s’ouvrit lentement, laissant apparaître Steven. — Bonjour, Alyan. Bien dormi ? Alyan : Oui, et toi ? Steven : Comme un roi… grâce à vous. Alyan : Moi ? Comment ça ? Steven, s’avançant avec un regard intense : Ce petit b****r… c’était un élixir. Vous m’avez ensorcelé, Alyan. Vous êtes mon médicament, mais je crains… que vous soyez aussi mon addiction. Alyan, reculant avec un sourire nerveux : Mon espace personnel, monsieur Spielberg ! Steven, charmeur : Pas de formalités, tu sais… mais j’ai compris, je me tiens à carreau. Pour l’instant. Il entra dans sa salle de bain, mais au lieu de fermer la porte, il laissa volontairement entrouverte, sa voix flottant dans la pièce comme un murmure chaud : — Votre parfum… il est partout. Enivrant. Dévastateur. Alyan, gênée, croisant les bras sur sa poitrine : Qu’est-ce que vous venez de dire ? Steven réapparut soudain, torse nu, encore mouillé, une simple serviette autour de la taille, gouttes d’eau perlant sur sa peau. Steven : Que vous m’avez laissé votre parfum, et… bien plus que ça. Une empreinte dans l’air, dans ma tête. Alyan, se retournant en criant : Mon Dieu ! Vous êtes nu ! C’est… c’est indécent ! Vous n’avez aucune pudeur ! Steven, riant doucement : Tu réagis comme une vierge effarouchée, Alyan. Tu l’es ? Alyan, le regard perçant : Et si je l’étais, ce serait un problème ? Steven, se rapprochant d’un pas, les yeux brillants : Aucun. Juste… un magnifique mystère à découvrir. Lentement. Avec passion. Et respect. Alyan, troublée : Tu vis dangereusement, Steven. Steven, murmurant : Seulement quand tu es là... Mais je me demandais comment est ce possible que tu sois encore vierge ? Les filles d’aujourd’hui sont si pressées de se donner au premier venu. Alyan : Heureusement, il reste des femmes qui savent se faire désirer. Steven, arquant un sourcil : Comme vous ? Alyan, mystérieuse : Peut-être… Mon mari le saura en premier. Steven : Donc vous êtes du genre à tout garder pour lui ? Une perle rare… Alyan : J’ai dit que je n’aimais pas votre conversation. Steven : Pourtant, vous y répondez… Ce qui prouve que je ne vous laisse pas indifférente. Alyan, se retournant vivement : Vous… vous êtes si… Steven, toujours nu, amusé : Si quoi ? Déconcertant ? Magnétique ? Alyan, plaquant ses mains sur ses yeux : Si indécent ! Steven : Indécent ? Ce corps fait gémir plus d’une. Peut-être que vous rêveriez de le toucher, Alyan… Alyan : Vous êtes répugnant ! Un vrai s****d de luxe, version haute gamme ! Steven, en riant : Peut-être. Mais je suis prêt à me racheter… pour la bonne personne. Alyan : Vous croyez que les hommes changent ? Vous êtes tous les mêmes : des bêtes en costume. Steven, s’approchant légèrement : Non, je suis un homme qui sait reconnaître une femme qui mérite plus que des mots. Alyan : Épargne-moi tes phrases bien rodées. Steven, intensément : Si je t'avais eue entre mes bras, Alyan, je ne t'aurais jamais laissée partir. Elle recule, troublée. Il avance d’un pas, juste assez pour lui faire sentir sa présence. Alyan : Je ne suis pas un trophée, ni une conquête de plus. Steven : Tu es un mystère que j’ai envie de déchiffrer. Lentement. Alyan : Tu veux bien arrêter de me déstabiliser ? Je dois m’habiller. Steven : Tu peux le faire devant moi, tu sais. Je promets de ne pas cligner des yeux. Alyan : Quelle arrogance ! La nudité, c’est de l’intime. Et toi, tu n’as pas été invité. Steven : Je croyais avoir une invitation permanente dans ton espace. Visiblement, je me suis emballé. Alyan : Et maintenant tu t’approches encore ? Mais que fais-tu ? Lâche-moi ! Steven : Juste… regarde-moi. Une seconde. Alyan : Non ! Pas tant que tu es… Steven, la coupant, calmement : Je suis habillé. Tu peux ouvrir les yeux. Elle entrouvre les paupières, méfiante. Alyan : Quand est-ce que t’as eu le temps ? Steven : Tu veux que je tombe malade ? Tu tiens à moi, finalement ? Alyan : Tu es un abruti fini ! Steven : Et pourtant, tu me laisses encore t’approcher. Alyan, exaspérée : Tu me rends folle. Va-t’en ! Steven : Je file, princesse. Mais n’oublie pas, ce soir, c’est dîner. Et tu m’as promis. Il sort, mais s’arrête à la porte. Steven : Et mes mains, tu veux toujours savoir comment elles vont ? Alyan : Oui, montre-les. Il tend ses mains. Elle s’approche, les prend avec douceur. Il frissonne. Leurs regards se croisent. Un silence chargé de tension s’installe. Il se penche légèrement vers elle… Steven : Vous sentez terriblement bon, Alyan… C’est enivrant. Un mélange de mystère et de douceur. Quel est ce parfum ? Il m’est totalement inconnu. Alyan, levant son visage avec un sourire en coin : C’est normal. Je le compose moi-même. Steven, intrigué : Une fragrance unique… comme vous. Vous êtes un véritable secret bien gardé, Alyan. Alyan : Et j’espère bien le rester. Elle détourna légèrement le regard, troublée. Steven, rapprochant légèrement son visage : Il faudra me donner un échantillon… Je veux m’endormir avec cette odeur sur l’oreiller. Alyan, le repoussant doucement : Du calme, monsieur Spielberg… Le bandage que je vous ai fait vous donne des ailes on dirait. Mais évitez de vous abîmer encore comme hier. Steven, baissant les yeux avec une pointe de sincérité : D’accord, Alyan. Alyan, le fixant : Non, je veux une promesse. Claire. Steven, la main sur le cœur : Je vous le jure. Plus de coups, sauf si c’est pour vous défendre. Alyan, souriant légèrement : Bien. C’est noté. Maintenant… attendez-moi dehors. Je dois m’habiller. Steven, son regard effleurant les courbes d’Alyan malgré lui : Très bien… Mais ne me faites pas trop attendre, sinon je risque de frapper encore… mais cette fois, à la mauvaise porte. Il sortit de la chambre, un sourire malicieux accroché aux lèvres, son esprit déjà perdu dans l’attente du dîner promis…
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