Point de vue de Sylvia : Le corps de Rufus pressait le mien avec une proximité étouffante. Ses mains, posées sur mon dos, étaient rigides et dures comme du métal. Les larmes me montaient aux yeux, mais aucune ne coulait plus. Je regrettais amèrement d’avoir pris le temps de chercher un pantalon. J’aurais dû m’enfuir au moment même où il me l’avait ordonné. Une sensation cuisante me brûlait le menton. Il m’avait probablement griffée. Je levai les mains pour tenter de l’écarter, mais mes efforts restèrent vains. Lorsque je relevai les yeux vers lui, la peur me nouait la gorge. Il me fixait avec une intensité troublante. Dans la profondeur de ses prunelles, j’avais l’impression de voir gronder une tempête prête à éclater. Sa main se leva soudain et vint effleurer mon cou. Je me figeai au

