Chapitre VI - Partie 3

1610 Words
«Au-delà de la vengeance» Chapitre VI : Le sang coulera Partie trois «Le plus dur c'est de le faire ce n'est pas d'y penser.» Jennah Je le regarde de manière nonchalante. Il veut carrément me balancer à la police. J'ai envie de démonter sa petite gueule de c*n mais je ne peux pas parce qu'il sait tout et c'est qu'un c*****d. -Moi : Tu crois que c'est une partie de plaisir ? Tu sais combien je prend si je me fais arrêter ? Je prend perpét' ! Si je fais ça c'est parce que... -Kamel : C'est parce qu'ils ont tués tes parents je sais, et moi je veux t'aider. -Moi : Mais pourquoi ?! -Kamel : Parce que je t'ai jamais oublié. -Moi : T'es sérieux, le questionais-je en riant, qu'on soit partenaire ou non tu sais très bien que j'ai pas d'amour à te donner. Je vois sa mine se décomposer légèrement puis il regarde ailleurs. Qu'est-ce qu'il croyait ? Je serais jamais en mesure de donner de l'amour à quelqu'un. Pas maintenant en tout cas. Et lui en plus de ça, c'est carrément mort. Même quand on était ensemble, au fond de moi j'ai jamais su pourquoi je m'étais mise en couple avec lui, j'avais aucun sentiments pour lui. -Moi : J'ai toujours été franche avec toi Kamel. -Kamel : Je sais, c'est pour ça que t'es une personne importante pour moi. Même si c'est pas réciproque je m'en fous, je veux t'aider au risque de ma liberté, juste pour ce que t'as apporté dans ma vie. -Moi : Je t'ai rien apporté. -Kamel : Tu m'as apporté beaucoup plus que tu ne le crois. On se croirait dans le Titanic ou Nos étoiles contraires enfin bref un film d'amour trop barbant quoi. Mais après tout j'me dis que c'est pas une si mauvaise idée que ça de le prendre avec moi. Ok c'est un gros c*n et des fois collant mais son père est de la police donc je saurais tout, si ils sont derrière moi ou non, il pourra peut-être me servir à quelque chose. Et puis maintenant qu'il connaît la vérité vaut mieux l'avoir de mon côté. -Moi : C'est d'accord, soupirais-je -Kamel : Je savais que t'allais accepter, renchérît-il en souriant -Moi : J'ai le choix peut-être ? Il rigole puis se gratte la tête. Même si c'est un gros c*n insupportable, je ne peux pas mentir, il est trop beau. -Kamel : Viens. -Moi : Pour aller où ? -Kamel : Tu verras. J'écrase ma cigarette au sol et le suis. Le trajet était silencieux, on a pas grand chose à se dire en fait. Au bout d'une dizaine de minutes, il s'arrête devant une assez belle maison et rentre dans l'allée. -Moi : C'est chez toi ? -Kamel : Ouais, tranquille y'a personne. -Moi : Qu'est-ce que tu... -Kamel : Non j'essaye pas de te b*iser. Il me fait rentrer puis referme la porte derrière lui. Il me prend par le bras et monte les escaliers avant de me ramener dans sa chambre. Il s'assoit sur sa chaise en face de son ordinateur pendant que je contemple chaque cadre photo accroché au mur. -Moi : C'est qui elle ? dis-je en pointant une femme sur une des photos -Kamel : Ah...c'est ma mère. -Moi : Si mes souvenirs sont bons, elle ressemble pas à ça ta mère. -Kamel : Non je veux dire ma vraie mère, elle est morte. Celle que tu connais c'est ma belle-mère. -Moi : Tu me l'avais jamais dis. -Kamel : Moi aussi j'ai mes secrets, dit-il en souriant légèrement, bon viens voir. Je m'avance vers lui et m'assois sur la chaise à côté. -Kamel : J'ai réussis à trafiquer le logiciel de mon père, toutes les données viennent sur mon ordinateur en même temps que sur le sien. -Moi : T'es sur de pas te faire griller ? -Kamel : Impossible. -Moi : Et donc ? -Kamel : Ils viennent juste de retrouver le corps de Youssef El Naggar mais rien d'autre aucune preuve, empreinte ou cheveux. -Moi : C'est que je suis une pro, rétorquais-je en souriant fièrement -Kamel : Ils ont interrogés les gens de la boîte pour avoir des témoins, ils ont fait un portrait-robot mais il te ressemble pas du tout. -Moi : Et pour les suspects ? -Kamel : Ils pensent que c'est un de ses concurrents vu que c'est un homme d'affaire important qui allait signer son plus gros contrat. T'es très loin d'être suspectée. Je peux l'insulter autant que je veux mais à ce moment précis je suis bien contente qu'il soit là. Ça me rassure un peu de savoir qu'ils ne feront pas le lien entre le meurtre et moi. J'ai pas peur d'aller en prison, la seule chose dont j'ai peur c'est d'y aller sans avoir finis de me venger. -Moi : Tant mieux. -Kamel : J'aimerais bien que tu restes ici mais ma belle-mère devrait pas tarder. -Moi : J'ai des choses à faire de toute façon. -Kamel : Sans moi ? -Moi : Rien à voir avec ça. -Kamel : Je te raccompagne. -Moi : Ça va aller je connais le chemin. Je sors de sa chambre et dévale les escaliers pour sortir de chez lui. Je rabats ma capuche sur mon crâne et mets mes écouteurs. Je sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose ce que j'ai fais mais maintenant c'est fait et je ne peux pas retourner en arrière. C'est vrai que je préfère me la jouer solo mais là j'ai pas le choix alors on verra bien. [...] Un mois est passé depuis mon dernier meurtre et aujourd'hui je dois aller en Allemagne. J'essaye d'espacer mes crimes mais vu que ça se passe dans un autre pays, pas besoin non plus d'attendre cent ans. Je dois trouver le moyen de communiquer avec Kamel sans l'appeller, on sait jamais. Je ne peux pas non plus me pointer chez lui tranquille, et si c'était c'est sa mère qui m'ouvre ou encore pire son père. En plus il est vraiment trop tard. Non c'est une mauvaise idée. En attendant de trouver une solution, je fourre quelques habits dans mon sac de sport. 01h43 s'affiche sur l'horloge et il est temps pour moi de repartir. «Je m'en vais pour l'Allemagne, le prochain est Abdelkader Guerzyd de son vrai nom François Pasquier. C'était un reconvertit radicalisé. Lui c'est au mal de ma mere qu'il a participé. Il l'a violée et battue pendant qu'elle était retenue prisonnière du chef. Aujourd'hui il a refait sa vie et est marié, père de deux petites filles. Je pense que ça va être le meurtre le plus amusant...» Je referme mon carnet et le range au fond de mon sac. Je sors de ma chambre le plus silencieusement possible et quitte la maison. Je marche en direction de la maison de Kamel en faisant attention de ne pas me perdre. Ça me fait un peu bizarre de me dire que je pars avec quelqu'un. J'ai toujours eu l'habitude de faire cavalier seule. Une fois arrivée devant sa maison, je me poste en dessous de la fenêtre de sa chambre et attrape une pomme de pin. -Moi : T'as intérêt à te réveiller. Je lance la pomme de pin, rien, j'en lance une deuxième, troisième, six, sept, huit mais toujours rien. Je tourne le dos à la fenêtre en soupirant d'agacement attrape une autre pomme de pin et la lance, énervée mais elle a atterrit sur la tête de Kamel qui était venu à sa fenêtre entre temps. -Kamel : p****n, grogne t-il en mettant sa main sur son œil que j'avais touché Je plaque ma main contre ma bouche mais je ne peux pas m'empêcher de rire. Fallait voir la scène sérieux. -Kamel : Rigole pas vieille p*te. -Moi : Allez descends ! -Kamel : Il est 2h du sbah (matin) p****n ! -Moi : Eh c'est toi qui a voulu être mon coéquipier déjà alors ferme la ta gueule ! On était pas crédible parce que on se criait dessus mais en chuchotant tu vois ? -Kamel : On va où déjà ? -Moi : Je t'explique tout sur la route. Prends des affaires pour trois jours, de l'oseille et tes clés de voiture. -Kamel : Vas-y. Il referme la fenêtre et s'en va sûrement faire ce que je lui ai dis. Je vérifie sans arrêt l'heure sur ma montre, p****n qu'est-ce qu'il est lent. On va prendre au moins 24 heures pour arriver donc vaut mieux ne pas perdre de temps. Quand je commençais à perdre patience il a enfin ramené son c*l. -Moi : Pire qu'une meuf ! On monte à bord de sa voiture avant qu'il ne démarre. -Kamel : C'est qui ? -Moi : Abdelkader Guerzyd lui il a v***é et battu ma mère. -Kamel : Ça devait être une femme forte. -Moi : Ouais, elle l'était. -Kamel : Et on va où ? -Moi : Allemagne. -Kamel : Quoi ! C'est ta grand-mère qui paye l'essence ?! -Moi : Techniquement c'est toi qui voulait être.... -Kamel : L'avion ça te dis un truc ? Un grooos trucs avec des ailes ça vole et on serait arriver en Allemagne très très vite. -Moi : Tu trouverais pas ça bizarre toi que deux suspects vont en Allemagne et qu'un jour après un homme se fait tuer ? Si ils se mettent à nous suspecter, rien qu'avec ça on tombe ! -Kamel : Oh...je pensais pas comme ça. -Moi : Kamel fais rien de...bête ! -Kamel : Ça va je gère. Une heure passe, je cogite encore et encore. J'ai peur que Kamel nous fasse griller, je le traite souvent de c*n pour rire mais faut qu'il soit sérieux pour le coup. -Moi : Kamel ? -Kamel : Mmh ? dit-il en me lançant un regard furtif -Moi : Comment je peux te faire confiance ? -Kamel : Quoi ? Comment ça ? -Moi : Qu'est-ce qui me dit que tu vas pas me balancer quand même ? Ou que t'es pas complice de la police ? -Kamel : Je sais pas, t'as juste à me croire. -Moi : J'y arrive pas. -Kamel : Alors on a plus qu'une solution. -Moi : Laquelle ? -Kamel : C'est moi qui vais tuer Abdelkader. «Au-delà de la vengeance.»
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