8 juillet 1699 Et ainsi, alors que midi sonnait au loin, Je m’en allai mettre enfin un terme à mes jours. A la main, une arme chargée de sa bille de plomb, Froide, terriblement légère, déchirant la chair. Je traversais en souriant un champ de blé, Et près du chêne, je scellerai ma destinée. Je marchais, j’avançais toujours, serais-je enfin Libre de sentir les couleurs et leurs éclats, De m’enivrer d’odeurs ? Subtile éternité … Et s’estomperont chagrin et mélancolie, Tous ces maux qui déchirent l’homme las de vivre ainsi. Je sentais le château s’éloigner derrière moi, Je me rapprochais enfin de ma destinée, La déflagration mortelle, rêvée, espérée, Pour un cœur décidément débordant de peine, Sera l’apothéose affligée de ma vie. Des ombres dorment et sont caressées par le ve

