LIConstatant mon intervention décisive dans son enquête, le commissaire Lerabeau condescendit à ce que j’assiste à l’interrogatoire du prévenu, celui-ci assisté de sa mère et d’un avocat. Je visualisai les débats dans une petite carrée à la glace sans tain, en compagnie du spécialiste accrédité par la police, le docteur Marton, un pédopsychiatre qui suivait d’ailleurs Pascal Calvet à la clinique du docteur Ebrard. La mère de Pascal, Mathilda Calvet, avait repris de la vigueur, prête à soutenir, bec et ongles, son petit génie de fils qui, en plus de la musique, avait aussi comme passion d’épingler un certain nombre de morts à son tableau de chasse. Celui-ci se balançait constamment sur sa chaise et paraissait complètement absent, ces élucubrations ne le concernaient pas. Lerabeau avait ra

