Chapitre 106 : *Draven* Rhovan ne m’a pas laissé le moindre répit. Ses ordres s’imposaient, acérés, glissant dans mon esprit comme des lames. — Tu vas le laisser goûter, et son sang saura enfin ce que c’est que d’être vivant, avait-il soufflé, d’une voix presque jubilatoire. Un tressaillement, imperceptible d’abord, a traversé mon corps. J’ai compris aussitôt que la résistance ne servirait à rien. En temps normal, ce genre de provocation m’aurait glissé dessus. Mais après avoir respiré les phéromones de Meredith, je n’étais plus qu’un pantin au bord du gouffre. Le désir pulsait sous ma peau comme une fièvre que je ne pouvais plus dissimuler. Je m’étais habillé à la hâte, quelque chose de neutre, sans réfléchir, avant de revenir dans la chambre. Meredith, à genoux sur le lit, ma

