11 16h36Généralement, il préfère attendre qu’ils soient morts avant de se mettre au travail avec son couteau. Il aime l’art de la dissection, les organes que l’on retire délicatement, la peau que l’on pèle. Le reste, il le laisse à sa colonie. Après avoir nettoyé et graissé ses outils, il libère les dermestes, il lave le sol de la salle d’opération, gravit l’escalier du sous-sol de la maison de son père et verrouille la porte derrière lui. Il reviendra dans quelques heures quand les coléoptères auront terminé leur déshabillage macabre en ôtant la chair sur les os fragiles. Il renifle sa veste à fines rayures. L’odeur des matières mortes s’accroche au tissu. Là-haut, le silence l’engloutit. Il ferme les yeux et inspire profondément. Sa place est ici. Au milieu des os de la collection fam

