Chapitre 15 L’assistante sociale Puy Angèle n’avait pas laissé, dans son immeuble, un souvenir impérissable. Mary s’était cassé le nez sur la plupart des seuils. Ici personne ne semblait connaître ses voisins, et surtout personne ne paraissait désireux d’en parler. Au coup de sonnette, les portes s’entrouvraient sur des visages méfiants, et quand ils entendaient « police », elles se refermaient irrémédiablement. Seule une personne habitant le rez-de-chaussée avait avoué à Mary que : « Au moins maintenant elle pouvait dormir le matin ». Angèle Puy était, de son vivant, l’heureuse propriétaire d’un véhicule à moteur Diesel particulièrement bruyant et nauséabond qu’elle laissait chauffer longuement chaque matin avant de se rendre à son travail. Madame Véronique Lebrun faisait partie de l

