De nos jours les voyous sont passés des menaces traditionnelles utilisant la violence directe par coups et blessures, mais géo-localisables par les policiers, à des persuasions numériques, chimiques et perverses nettement plus convaincantes et difficiles à contrer. Sans violences, sans armes… sans haine ? se remémore Ghjuvan qui ajoute pour lui-même : avec un Himalaya de perversité, tout en espérant que des preuves matérielles permettront de confondre ces prédateurs d’un nouveau genre. Pourvu que les deux mères aient préservé, dans la panique une serviette, un sous-vêtement ou un drap indispensable aux recherches ADN. Toussaint ne peut s’empêcher de sangloter. On sent qu’il veut en dire davantage, quelque chose de plus horrible encore, mais les mots s’étiolent jusqu’à devenir inaudibles.

