II Tout à coup on entendit au-dehors, en bas, du côté de la forêt, un bruit de clairon, sorte de fanfare hautaine et sévère. À ce bruit de clairon répondit du haut de la tour un son de trompe. Cette fois, c’était le clairon qui appelait et la trompe qui donnait la réplique. Il y eut un deuxième coup de clairon que suivit un deuxième son de trompe. Puis, de la lisière de la forêt, s’éleva une voix lointaine, mais précise, qui cria distinctement ceci : — Brigands ! sommation. Si vous n’êtes pas rendus à discrétion au coucher du soleil, nous attaquons. Une voix, qui ressemblait à un grondement, répondit de la plate-forme de la tour : — Attaquez. La voix d’en bas reprit : — Un coup de canon sera tiré, comme dernier avertissement, une demi-heure avant l’assaut. Et la voix d’en haut rép

