22 h 50. Au village à cette heure tout le monde est chez soi sauf ceux qui "travaillent" la nuit .... ou bien même les tailleurs qui ne dorment jamais à l'approche des fêtes de la tabaski ou de la korité comme c'est le cas de Gamou qui avait des tenues de mariages à finir puisque la soi-disant mariée lui avait donné une date limite, soit ce jour à 23 h. Dans cet atelier de couture, le plus même du village, les deux tailleurs de Gamou s'activaient à fond pour pouvoir terminer avant que la jeune futur marié débarque. On entendait que le bruit assourdissant des machines à coudre, personne ne parlait. Fatima s'occupait repassage des tenues déjà prêtes et les deux autres apportaient les derniers retouches. Gamou, leur patron, s'occupait de la tenue principale qu'est la robe de marié. C'est un

