Chapitre 17-3

2147 Words

Aila les regardait, tous les trois assis sur un banc de pierre, silencieux et unis dans une douleur commune, celle de la perdre. Aubin se frottait les mains énergiquement, Bonneau restait immobile, les yeux égarés dans le vague, et Barou tapotait doucement ses doigts sur sa cuisse comme suivant un rythme intérieur régulier. Son frère réagit le premier. — Aila, par les fées ! Je te cherche depuis la réunion. J'avais... Enfin, je... J'avais juste peur de ne plus te revoir après tes explications de ce matin. Aubin n'avait pas tort. Songeant à tous les gens qu'elle devait quitter, elle se sentait de plus en plus incapable de se confronter à chacun d'entre eux pour la dernière fois et de ressentir leur légitime tristesse, même parée de dignité... Cependant, elle ne pouvait quand même pas part

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