CHAPITRE IILe premier soin d’Edmond, le lendemain matin, fut de voir son père en particulier, et de lui donner un aperçu honnête de toute l’affaire, de défendre le rôle qu’il y avait joué aussi loin qu’il le put puis, dans un moment d’accalmie, de toucher les motifs pour lesquels il se sentait coupable, en toute connaissance de cause, il s’attacha ensuite à lui faire comprendre que sa participation avait été suivie de très peu de bonne volonté, de façon à ce que le jugement de son père fût douteux. Il fit fort attention, pendant qu’il se justifiait, à ne pas dire du mal des autres ; mais il n’en était qu’une parmi elles et parmi eux dont il pouvait mentionner la conduite en l’occurrence sans quelque nécessité de défense ou d’altération. – Nous avons tous été plus ou moins à blâmer, dit-il

