Rebondissement

1464 Words
CHAPITRE 18 MAÎTRE da SILVA Quand on nait homme, il faut encore se préparer pour devenir un vrai homme, surtout quand on fait ce genre de boulot qui est le mien. Si je ne m'étais pas préparé, Hubert m'aurait eu comme ça. Toutefois, après être arrêté, on a été tous libéré le même jour dans les heures qui ont suivies, puisque chacun de nous a sa force de frappe. Hubert m'a appelé après pour me menacer. L'appel que j'ai enregistré d'ailleurs. Je compte bien lui servir aussi la sauce qu'il m'a fait goûter. Je suis en route actuellement pour le parquet de Cotonou. Je dois avoir une discussion sérieuse avec Prince. Quelques minutes de conduite après, j'y arrive. Dès l'entrée du parquet, une dame m'aborde aussitôt. À voir sa posture, c'est une grande dame puisqu'elle sent l'argent : La dame : Bonjour Maître. Moi : Bonjour Madame. Je ne me souviens pas de vous avoir connu quelque part. La dame : Moi c'est Florence AYIVO, la femme de votre ami Hubert. Moi : Ah ouais ! Comment allez-vous ? La dame : Bien merci et vous ? Je n'ai jamais vu la femme de Hubert. Lui et moi se voyaient toujours hors de chez lui, sois dans son bureau ou dans un resto, et quand c'est uniquement urgent. Moi : Bien aussi ; comment vous m'avez reconnu ? Et qu'est-ce que vous faites ici ? Florence : Tout le monde vous connaît d'ailleurs, et je sais que vous êtes ami avec mon mari, mais je garde le comment pour moi. Bien, je suis venue en fait voir le nerveux de mon mari. Moi : Waouh ! C'est très gentille de votre part. Florence : Maître, aidez-moi à faire sortir Prince. C'est vrai que mon mari a fait certaines choses pas catholiques dans lesquelles je l'ai soutenu, mais je ne savais pas qu'il peut aller jusqu'à emprisonner le petit. Aidez-moi s'il vous plaît. Moi : Hum soupiré-je."Agon wɛ flɛ jɛ agon kanmɛn"(adage Fon pour dire nous voulons les mêmes choses). Savez-vous que votre mari a failli me tuer à cause de cette affaire ? Florence : Non, je n'en sais rien. Moi : Il a failli le faire, mais comme Dieu ne dort pas et je ne me suis pas aussi laissé physiquement, technologiquement et spirituellement, j'ai pu m'en sortir. Il m'a menacé après et je comptais bien lui servir la sauce qu'il m'a fait goûter. Florence : S'il vous plaît, pour l'amour du ciel, ne lui faites aucun mal. C’est le père de mes enfants après tout. Aidez-moi juste à faire sortir Prince d'ici. Vous voyez les êtres humains ? Quand vous faisiez pour vous, vous ne savez pas que ça faisait mal ? Il y a un adage Fon qui dit "celui qui heurte avec une épée, n'aime pas qu'on lui passe un couteau dans le cou", et c'est vrai... Moi : Ok c'est entendu. Prenez ma carte puisque je dois parler rapidement avec Prince et répondre pour d'autres rendez-vous. Florence : Merci beaucoup. À plus. Moi : Enchanté. À la prochaine. Je me suis alors rendu dans le parquet. J’ai rempli les formalités nécessaires puis on me fait venir Prince. Dès que je l'ai vu, mes yeux se sont regorgés d'eaux. Oh un héritier dans cet état ? Subitement, je commence par imaginer ces innocents qui ont été incriminés à cause de moi ou pas aussi et qui se sont retrouvés en prison malgré leur innocence. Mais ce n'est pas comme si j'avais le choix. C’est les risques du job. Que le Créateur ait pitié simplement. Prince : Maître, pourquoi moi ? m'interroge-t-il les yeux bondés de larmes. Moi : Prince, pardonne-moi. Je n'ai pas le choix. C’est ton oncle qui a tout orchestré mais t'inquiète. Je suis là pour t'aider. Je ferai tout pour te faire sortir d'ici et te remettre ce qui est de ton droit. Même si ma vie s'en ira pour ça,je m'en moque. D'abord, comment tu as mon numéro ? Prince : Je ne peux pas vous le dire, vous pouvez s'en prendre à lui. Moi : Non, pas du tout. Prince : Je ne peux pas vous le dire, il me l'a strictement interdit. Moi : Je suppose que c'est l'un des policiers. Prince : Je vous demande pardon ! Oubliez ça. Moi : Ok. Prince (Toujours en larmes) : S'il vous plaît Maître, vous êtes sûr que je pourrais encore m'accaparer de ce qui m'appartient ? Moi : Essuie d'abord tes larmes lui dis-je en lui tendant un mouchoir. Il s’exécute : Moi : Prince ! Le fait que tu m'as vu venir jusqu'ici est une preuve que j'ai décidé de t'aider et je ferai tout ce qui est de mon pouvoir ; mais il faut beaucoup prier, puisque ton oncle sait que je suis désormais avec toi et est à mes trousses. Prince : Je ne manque de prier. Mon Dieu prendra gloire. Moi : J'en suis très confiant. Dis, ton père t’avait remis une commande de son vivant ? Prince : Oui. Moi : C'est où ? Prince : Mon père m'avait strictement interdit de dire là où je l'aurais caché à quiconque. Moi : Je comprends. Mais la commande est pour le sous-sol que ton père a construit dans la maison où tu vis. C’est d'ailleurs pourquoi j'ai exhorté ton oncle de te laisser vivre là sans le lui expliquer. Je savais très bien que tout ceci allait arriver un jour ; car c'est très difficile de faire une confiance totale aux êtres humains. Tous les vrais documents de l'héritage de tes parents y est. Ton père a fait une vidéo dans laquelle il a expliqué comment rentrer dans le sous-sol et récupérer les documents. Prince : Et mon oncle ? Comment il arrive à prouver son appartenance aux biens ? Moi : Sais-tu au moins d'abord que c'est lui qui a provoqué l'accident de tes parents ? Prince (Yeux grandement ouverts): Non. Moi : C'est lui ! C'est après l'avoir fait qu’il s'est approché de moi pour un arrangement pour s'accaparer des biens de tes parents. Je lui ai fait savoir que moi-même je ne détiens pas les papiers, qu'il va falloir d'abord avoir la commande qui est avec toi, et c'est d'ailleurs le pourquoi il ne t'a pas encore tué. Prince : Mon Dieu, dit-il en mettant les mains sur la tête ! Moi : Il a dû donc falsifier les documents qu'ils utilisent actuellement, en attendant qu'il te prenne la commande. Prince : Hum, soupit-il Le garde : Hé ! Il est l'heure hein ! Moi : Mais t'inquiète. Tu auras ce qui te revient de droit. C’est juste une question de temps. Tiens bon. Le bout du tunnel est proche. Prince :Ici ce n'est pas du tout facile, c'est un autre monde, une expérience hors paire ; la prison ? Je ne le souhaiterais jamais même à un ennemi... Moi : T'as pas menti, mais tiens bon, comme je l'ai dit, le bout du tunnel est proche. Prince : Merci pour tout. À plus. Moi : À la prochaine petit. Il ne faut pas laisser la prière. C'est important. Prince : Ok ! MOUNIRATH CHATING Lui : Coucou ! Moi : Oui ! Comment ça été ta journée ? Lui : Pas mal ; et la plus belle femme du monde ? Moi : C'est qui la plus belle femme du monde là déjà ? Lui : Toi oui ! Moi : Flatteur là, je rends grâce moi, mais je ne suis pas la plus belle femme du monde. Lui : Pour moi, tu l'es. Moi : Tchip, flatterie est trop ; tu es déjà rentrée à la maison au moins ? Lui : Non, j'ai fait un saut au supermarché. Moi : Ah ! Ok ! Il faut vite rentrer, il fait nuit. Lui (Sourire) : À vos ordres petite maman. Moi : Bien, on dit à toute à l'heure non ? Lui : Si ça ne te gêne pas, j'aurai aimé bien qu'on continue. Moi : Bien ! On va parler de quoi maintenant ? Lui : Parlons de toi . Tes pulsions, est-ce que tu arrives à les contrôler maintenant ? Moi : Disons que je suis devenue un né de nouveau ! Lui : Waoh ! Comment ça ? Moi : C'est un peu honteux à dire ... Lui : Il ne faut surtout pas avoir honte ; le mort ne peut pas se cacher de celui qui va le vêtir ; si tu caches une maladie, il va te dominer et finira par t'emporter ; mais quand tu l'esposes, facilement tu trouveras son remède ...
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