Un dimanche à GlasgowGlasgow – Dimanche 5 mai, fin d’après-midi Calé dans un épais fauteuil en cuir, Sweeney consulta sa montre. Les deux aiguilles n’allaient plus tarder à s’opposer pour marquer dix-huit heures. Puis l’inspecteur observa le ciel à travers une baie vitrée orientée plein nord. La journée avait été maussade, et l’on sentait que, déjà, la nuit s’avançait au-dessus de la Clyde. Dans la garçonnière de Bruce Fowler, l’ambiance était extrêmement lourde. Ce dernier, demeuré seul avec son ami policier, venait de lui demander s’il souhaitait boire un dernier verre en sa compagnie. Ce que Sweeney avait accepté, à condition que son hôte lui servît un dram de cet excellent Lagabhain que, le dimanche précédent, Rhoda lui avait fait découvrir sur Islay. Puis « Nixon » s’était éclipsé en

