Quelques heures plus tôt
Point de vue: Catalina
Il serait bientôt minuit et je n’ai toujours pas de nouvelles d’Isabella. L’homme qui devait récupérer la marchandise ne m’a toujours pas fait signe. C’est étrange. Il lui ai arrivé quelque chose. Ou peut-être que Reven an mis la main sur elle ?! Pauvre Isabella Andrea MONTENEGRO. Elle venait juste de fêter ces dix-neuf ans. Que dois-je faire ?! J’étais sur le point de lancer un coup de file à l’autre homme. Celui à qui elle devait rendre la marchandise à la frontière. Mais la porte s’ouvre au même moment dans un fracas.
-Ahhh mon Francisco d’amour, t’es rentré tôt, dis donc.
Sa mine me fit savoir que je vais passer un sale quart d’heure.
-Ton homme à la frontière là, il ne t’a toujours pas donné de nouvelles ?!
-Malheureusement non.
-Qu’est-ce qui t’a pris bon sang de confier à cette gamine la mission. Tu vois où nous en sommes ?!
Point de vue: Francisco
Je joue tellement bien mon jeu de l’homme en colère. Elle panique. Ça se sentirait même à des kilomètres. Je sais comment la manipuler alors je n’y vais pas de main morte. Elle ne doit se douter de rien. J’étais sur que cette gamine ne pourrait pas s’en sortir seule si le Cartel de Lino était à ses trousses alors j’ai ordonné à mes hommes de la suivre aussi discrètement. Et ils ont récupéré la marchandise après son accident. Ils en ont baver en tout cas. Parce qu’attendre qu’une petite niña rattrape son sommeil pendant dix longues heures, ça doit être chiant. J’aurai pas pu le faire. Je n’ai aucune patience. C’est pour cela que j’ai des hommes. La came est maintenant en ma possession. Je dois ensuite me débarrasser de cette petasse. Je pourrai simplement lui dire toute la vérité mais non, je vais être moins cruel. Je vais me débarrasser d’elle indirectement.
Je suis assis sur mon trône. Et elle pleurniche à mes pieds. Elle me supplie. J’adore ça. Me sentir puissant, vénéré. Je grille une petite cigarette que je cale entre mes lèvres. J’aspire puis je lui balance la fumée au visage.
-Tu sais quoi, tu m’as déçu. J’ai perdu la came. Alors notre plan de départ tombe à l’eau. Dégages.
J’ai sorti ces phrases le plus calmement possible.
-Non, tu ne peux pas me jeter comme ça !!? Crie-t-elle
Je prends en coupe son petit visage rond dans ma main, en exerçant une pression. Elle grimace de douleur.
-Catalina. Tu me connais. Et je suis sure que tu n’aimerais pas me voir perdre mon sang froid. Alors dégages.
Elle fond en larmes.
-Je t’en supplie mon amour. J’irai-j’irai- chercher la marchandise-
-J’ai dis dégages, p****n !!
J’ai hurlé tellement fort qu’elle s’est dirigé vers la sortie en courant. Dès l’instant qu’elle sortira, elle se fera chopée par les hommes de Lino.
Parfait. Je suis débarrassé du boulet. Maintenant à nous deux Lino.
Retour au présent
Point de vue: Ruben
« Allô bébé. Devine ce que nous venons de trouver ?! »
« Antonio tu crois vraiment que c’est le moment là ?! »
« Pourquoi faites vous toujours semblant de ne pas aimer mon humour ?! »
« Vous avez trouvez quoi ?! »Lui demandais-je en ignorant ce qu’il vient de dire.
« La deuxième gringa. Tu sais la cousine de ta- »
« Génial !! Ramenez là » M’empressais-je de le couper.
« Doucement, nous n’allons quand même pas la kidnapper. Quoi que l’envi est y hein. Elle est d’une beauté à couper le souffle. »
Depuis quand ce petit b****d trouve une femme belle à part la nounou de sa fille. C’est la première fois.
« Ouais. C’est ça. Je raccroche »
Un sourire malsain se dessine sur mes lèvres. Les reniflements de l’autre puta, que j’ai installé dans les cellules du sous sol de la baraque, m’extirpent de mon petit moment de victoire. Je rigole comme un gamin de cinq ans qui vient de recevoir des bonbons.
-Ne lui…lui fait pas de mal Reven. Je t’en sup-
Je bondis de la chaise sur laquelle j’étais assis. Je m’approche dangereusement d’elle.
-Fermes moi ta grande gueule Catalina ?!
-Reven, lui fais pas-
Je retire mon revolver, qui était coincé dans mon pantalon puis je le braque directement sur elle.
-p****n, ne prononce plus jamais mon prénom. Je t’avais bien prévenu. Que si tu essayais de me la faire à l’avant, je te ferai la misère. Maintenant tu fermes ton clapet et tu réponds à mes questions ?! Comprendido (Compris) ?!
-Com.pren.di.do ?! Répétais-je plus fort.
Elle hoche la tête positivement avec énergie. C’est mieux.
-A qui tu revendais les informations de ce cartel ?!
-Je.. Je ne sais pas.
-Écoutes moi bien. Soit tu parles, soit lorsque ta petite cousine arrive, je lui rentre dedans devant tes yeux. Tu choisis quoi ?!
-Arrêtes Reven, je ne sais pas de quoi tu parles et s’il te plaît, ne fais pas de mal à ma cousine.
-Oh que oui, si tu ne l’ouvres pas, je lui ferai énormément de mal. Tu n’as pas idée.
-p****n Reven, ne la touche pas.
Point de vue: Catalina
Oui au début, je m’en fichais complètement de ce qui aurait pu lui arriver. Mais après avoir vu l’intérieur de ces sous sols. Après avoir vu la mort. Après avoir senti l’odeur du sang séché. Après avoir vu la colère de Reven. J’ai immédiatement eu peur pour elle finalement. Elle ne mérite pas ça. Elle voulait juste me venir en aide, comme une vraie sœur. Rien de plus. Elle est tellement jeune et je regrette de l’avoir embarqué dans tout ça et pour rien en plus. Parce que finalement cet imbecile de Francisco m’a jeté comme une serpillière. Elle ne mérite rien de tout ça. Je suis en train de gâcher sa vie. Je suis prête à mourrir pour elle à présent. Moi j’ai tout perdu. Et je n’aurai pas de chance de m’en sortir vivante. A moins que je gardes le silence pendant longtemps. Ce qui est impossible.
Point de vue: Reven
-Comme tu voudras. Si tu n’es plus d’aucune utilité, je te mets une balle dans la tête. Affirmais-je déterminé en enlevant la sécurité.
-ATTENDS !! Crie-t-elle de frayeur avec un hurlement qui déchire le silence.
Je tapote la gâchette en attendant que cette s****e ne parle.
-Ne me fais pas attendre encore, piaille comme un p****n de loro (perroquet) ou je te bute.
-Je.. en fait c’est Cynthia qui donnait des informations vous concernant au Cartel de Francisco. Se dépêche-t-elle de dire.
Mensonge. Oui je confirme que nos informations ont été vendues à cette pourriture de Francisco mais je sais que c’est elle, Catalina, qui nous vendait.
Je me contente de sourire malicieusement.
-Tu te fous de moi ?! Cynthia ?! Celle qui pourrit six pieds sous terre actuellement?!
-Oui oui oui. Je te jure Rev-
-Ne répète plus jamais mon prénom. Puis tu oses mentir et jurer ?! Par contre, alors comme ça, c’est à Francisco que tu donnais des informations nous concernant. Pour ça déjà, tu es une femme morte.
-Attends, attends, tout ce que je sais c’est que Francisco transmettait ensuite ces informations à un certain >.
SNAKE. Ce n’est pas la première fois que j’entends ce p****n de nom. Ça doit être un surnom pour pouvoir agir dans l’ombre.
Au moins j’ai eu l’information alors maintenant finissons-en. Je redirige mon revolver vers son crâne puis j’enlève de nouveau la sécurité. Adiós Catalina.