Point de vue: Caleb Je pousse lentement la porte de cette pièce étroite, et une odeur fétide me saute au visage. C’est un mélange d’humidité, de sueur et de désespoir. La cellule où j’ai enfermé Ernesto ressemble à une tombe sans cercueil. Les murs suintent l’humidité, le sol est froid, et une simple ampoule suspendue au plafond éclaire à peine son visage défait. Il est assis dans un coin, vêtu seulement de ce short miteux que je lui ai laissé. Ses côtes ressortent, sa barbe a poussé sans contrôle, et ses yeux me suivent comme ceux d’un prédateur blessé. Il ne parle pas. Pas encore. Mais son regard, lui, crie tout : haine, fierté, défi. Je ferme la porte derrière moi et reste debout, à quelques mètres de lui. Mon cœur bat fort. La rage est là, toujours présente, mais elle est mêlée à un

