Henry et moi descendîmes prendre un café. Il demanda un café au lait et un whisky. Moi, un café noir. Candelaria apparut à l’entrée de son immeuble. Je crois qu’elle nous vit tout de suite parce qu’elle marcha vers nous d’un pas très assuré. Elle s’assit à côté d’Henry et commanda une menthe. Tout en souriant elle lui demanda s’il avait renoncé à envahir les maisons d’édition. Henry parut mal à l’aise. Son visage rougit pendant quelques instants. Puis il se rasséréna. Il parla du livre qu’il avait commencé le matin même. On percevait son enthousiasme et, les premières minutes, Candelaria l’écouta avec attention. Elle rit même une ou deux fois et, lorsque je compris qu’elle commençait à s’ennuyer, j’intervins et l’interrogeai sur les affaires. Elle me regarda, l’air méfiant, et me répondit

