Une nouvelle fois je traverse le couloir pour rejoindre sa chambre, je le revois, trois jours plus tôt, si perdu, si malheureux, en sortant de cette voiture que mon cœur se serre encore dans ma poitrine. Comment a-t-il pu faire un tel retour en arrière quand j’étais persuadée qu’il avait assez avancé pour sortir ? Je m’en veux, c’était finalement trop tôt et je suis certaine que mes sentiments ont obscurci mon jugement. Je n’aurais jamais dû donner cette autorisation. Je m’arrête devant sa porte, inspire, me prépare à le voir encore endormi, si paisible dans ce lit qu’il n’a pas quitté depuis plusieurs jours, puis je frappe. Presque aussitôt, elle s’ouvre sur Luc, qui m’offre un léger sourire. — Il est réveillé, m’avertit-il. Mais je préfère vous prévenir, il s’en ve

