ÉPISODE 08
DOSKY KENNE
Moi : Yasmine ? Je vais chez mon mec rapidement.
Yasmine : Ok ! Je pourrai dire ça à Dirk s'il rentre ?
Moi : Je ne suis pas sûre... S'il est de mauvaise humeur, dis-lui juste que je suis partie voir ma copine Alice.
Yasmine : D'accord.
Après dix minutes de conduite, je suis chez mon chéri vu qu'il réside dans Missesinto, un quartier d'Akassato situé après Calavi.
Arafath : Waouh ! Quelle surprise ! Tu m'avais dit que tu seras avec tes parents non ?
Moi : Bah... J'étais avec eux, sauf qu'il devrait aller quelque part avec mon frère, ce qui a fait que j'ai pu passer te voir.
Arafath : Ah merci beaucoup ma chérie. Entre !
Moi : Et ma belle-mère ?
Arafath : Elle est en voyage. Mon père est au boulot.
Moi : Je ne comprends pas trop un truc.
Arafath : Quoi donc ma chérie ?
Moi : Ça fait trois ans qu'on est ensemble. Tu as une licence en Banque et Finance à vingt ans, mais à chaque fois que je dois venir chez toi, tu t'arranges pour que tes parents ne soient pas à la maison. Si tu penses que nous deux ça ne sera pas possible, dis-le moi en même temps.
Arafath : C'est peut-être une coïncidence.
Moi : Ah bon ! Et tu aimerais donc que je te croie ? Deux ou trois fois, daccord ! C'est une coïncidence et je peux le comprendre. Mais la même chose sur trois ans, mon cher, ce n'est plus une coïncidence.
Arafat : Ok ! Peut-on changer de sujet histoire de relancer nos pensées ?
Moi : Ce n'est pas la peine mon cher. Ma chatte est fatiguée des mensonges. Aussi, ne veux-je plus perdre une seule journée de plus dans ta vie, si la relation ne va pas aboutir. Tu vas devoir m'excuser, mais je suis très sincère.
Arafath : Comment veux-tu que je prenne une telle décision sur un coup de tête ?
Moi : Coup de tête ou coup de je ne sais quoi-là, je t'écoute.
Arafath : Toi-même regarde ma situation chérie ! Je n'ai pas encore un job en main. Alors, de ma vie amoureuse, je n'en discute pas avec mes parents.
Moi : Ok ! Alors fais-le. Le temps que tu le fasses, chacun réfléchira dans son coin.
Arafath : Attends s'il te plaît !
Je lui ai déjà tourné les talons et ce qu'il raconte, je n'ai rien capté. Dans la vie parfois, il faut savoir quitter les choses avant qu'elles ne vous quittent. Pour dire vrai, je venais pour une bonne séance de jambes en l'air, mais sa réponse m’a fait réfléchir à ce que vit mon frère en ce moment. Le pouvoir des parents sur nos vies.
ARAFATH DIALLO
Comme vous le savez déjà, je suis le petit ami de Dosky KENNE. C'est une fille que je donnerai tout pour avoir comme mère de mes enfants. Mais ma religion ou pour faire court, mes parents n'accepteront jamais qu'on soit ensemble vu que nous sommes des musulmans fervents. Je le sais depuis, mais mon cœur m'empêche de l'accepter, car je garde comme espoir qu'elle accepterait de se convertir, même si elle m'a toujours chanté qu’elle ne le fera jamais. Je l'aime, mais je suis dépassé : s'il faut accepter les conditions que m'impose ma religion ou suivre mon cœur. Dans le cas où je déciderai de suivre mon cœur, je risque de blesser mes parents, ma famille et risque même d'être bannir par ces derniers. Je ne supporte plus cette pression. Il faut vraiment que je sors voir mes potes, histoire de changer d'idée :
Moi : Allô man ! Tu es à la maison ?
Mon ami : Oui oui, et je suis même avec Edison.
Moi : Vous faites quoi même ensemble ?
Mon ami : On suit La Casa de Papel. La saison cinq.
Moi : Sérieux ?
Mon ami : Je te dis vrai !
Moi : Ok cest tranquille. Je serai là dans quelques minutes.
Mon ami : D'accord frère.
PAPA DIRK
Moi : Vous voyez ? Je ravale ma fierté pour aller demander la main de cette moins que rien, et il joue le dure face à moi. Toi aussi tu as l'argent, tu es beau, tu as un emploi. Tu as tout ce qu'il faut, alors les femmes, ce n'est pas ce qui devrait manquer. Donc je veux voir une nouvelle copine à ton bras.
Dirk : Ah bon ? Cest comme ça que vous balayez cinq ans de relations ?
Maman Dirk : Tu as raison. Cest douloureux et tout, mais on n'a pas le choix ! Ou bien que veux-tu qu'on fasse maintenant d'autres que daccepter ?
Dirk : Si papa n'imposait pas les villes ou pays de nos compagnons, je vous l'aurais déjà présenté depuis.
Moi : Et même si tu nous l'avais présenté, est-ce qu'on aurait déjà demandé sa main ? Raisonne avec ta tête. Pas avec ton cœur fils.
Dirk : Vous pouvez rentrer chez vous. Merci...