PDV Léana
Avec ma douleur, et le sang qui coule à flot. Je me tourne pour voir de qui ils parlaient. Je vois un homme pas très bien mais je vois une ombre qui me donne des frissons plus grand. Ses yeux sont rouges !??
— Vous savez ce que vous avez fait ?
Ils n'osent même pas répondre. Qui est cet homme ? Est-ce même un homme ? Les têtes baissées comme des chiots, ils ne font plus le malin.
— Alpha !
— SILENCE.
Il a crié tellement fort que même nous, avons eu peur. Il s'approche de moi. Je me sens cloué complètement au sol, je n'arrive pas à bouger. Il s'abaisse à mon niveau, il me regarde droit dans les yeux. Il déplace sa main jusqu'à me toucher. Je sursaute de son toucher. Il a fait quoi ? Je ne sais pas, mais j'ai plus mal. Il a retiré la branche de mon côte. Tout ça sans me quitter des yeux. Il sort un mouchoir qu'il place sur la plaie. Et puis d'un coup disparu. Ils ont disparus de nos vues.
Un mois plus tard
— Eoh ici la terre !?
— Hum!
— Ça va ?
— Bien.
Je sais que ça fait déjà un mois depuis notre soit disant voyage. Mais je fais chaque jour des cauchemars dans lequel je vois cet homme au nom d'Alpha. C'est étrange comme prénom d'ailleurs. Il me regarde avec ses yeux rouges. Est-ce qu'il y a des gens qui ont des yeux rouges ? Ou c'était des lentilles. En plus comment il m'a complètement sorti cette branche sans douleur ? Toute ma vie est bouleversée depuis cette nuit-là.
— Tu penses encore à cette nuit-là ?
— Je ne sais pas comment je n'arrive pas à m'en débarrasser.
— Tu crois que nous devrions en parler à ta mère ?
— Non.
Non seulement je ne veux pas qu'elle sache ce qui s'est passé là-bas, mais aussi que j'ai des troubles par rapport à ça.
— Ne t'en fait pas pour ça
— Je m'inquiète pour toi
— C'est gentille de ta part ma chérie. Mais pas nécessaire.
Je ne veux pas l'inquiéter, ni ma mère non plus. Mais je ne me sens pas bien. Cet homme hante mes nuits. Parfois même j'ai l'impression qu'il me surveille quand je marche dans la rue.
— Tu es sûre d'aller à cet entretien ?
Quand nous sommes rentrées du voyage, il fallait que nous remplissons notre part du contrat qui été un mois. Mais nous ne l’avons pas fait, avec tout ce qui s'était passé. Les choses étaient trop fraîches dans l'esprit pour reprendre du travail. Donc nous étions renvoyés. Mais j'ai un entretien dans une entreprise aux environs d’une heure.
— Oui! Je ne veux pas rester à la maison pour toujours.
— D'accord ! Je t'aurai bien accompagnée mais je ne crois pas que cela soit nécessaire.
— Tu as tout compris.
Quand je finis de me préparer. Nous sortons ensemble dans ma voiture. Je la dépose au centre-ville.
— Bonne chance!
— Merci beaucoup.
— Tu me fais signe dès que tu finis d'accord !?
— Pour que tu passes me prendre ?
— Non. Pour que tu me racontes tout dans les moindres détails
— Folle! Bye.
— Je t'aime aussi, à toute.
J'arrive devant l'entreprise. Je gare ma voiture, je descends. Je stresse d'un coup plus que tout à l'heure. J'entre en me dirigeant vers la réception.
— Bonjour madame !
— Bonjour mademoiselle. Que puis-je faire pour vous ?
— C'est par rapport à mon entretien.
— D'accord ! Suivez-moi. Le Chef lui-même va vous faire passer l'entretien.
— D'accord !
Je stresse encore plus fort. Et si j'échoue !?