Une de ces nuits un peu maussades où il n’y avait pas la foule habituelle, elle fut prête encore plus vite qu’à l’ordinaire, et l’orchestre avait à peine plaqué le dernier accord qu’elle était déjà sortie nous attendre dans le hall, avec l’espoir de signer tout de même quelques programmes… Quelques personnes faisaient groupe autour d’elle. Mais, ce qui attira mon attention, ce fut, se confondant presque avec l’obscurité du sol, perdu dans une futaie de jambes, s’approchant, me faisant fête, agitant la queue, Jockey, mon petit chien Jockey. J’étais plus émue qu’il était joyeux. D’en bas où je m’étais baissée pour le caresser, je cherchais Cyrille des yeux, je le vis, qui me regardait. Cyrille ! Il y avait quinze mois ! — Tu vois, Jockey te reconnaît comme il m’a reconnu. Il n’avait que neu

