Je n’arrivais pas à y croire. J’avais devant moi ma mère tout heureuse d’avoir grugé la police. Elle prenait conscience d’avoir sauvé Serge de la capture, et elle le disait simplement devant Cyrille et Belkiss, comme si son geste allait de soi, avec une naïveté déconcertante. Le soir même, à peine Cyrille nous avait-il déposées au Carrousel, un inconnu surgi à une vingtaine de mètres, s’approchait de moi. Il tenait Jockey en laisse. Je fis quelques pas vers lui. Je crus reconnaître le garçon que nous avions réveillé en visitant l’appartement que j’occupais maintenant. Il me dit : — Voilà votre chien, il est bien gentil. Il souriait de mon étonnement. Il parlait à voix basse, comme pour ne pas être compris de Belkiss qui se tenait à trois pas. — Je suis un ami de Serge… Il se planque… v

