Cartahut-5

2058 Words

J’arrive à la grande tempête du 14, qui, plus terrible que le feu des Russes, a failli compromettre l’expédition de Crimée. Dès la veille, on la sentait venir. L’horizon était sombre, l’air pesant, la brise inégale et variable ; les flots bouillonnaient sourdement et frappaient les murailles des navires. Sur l’ordre de l’amiral, chaloupes et canots avaient été embarqués et une deuxième ancre mouillée. Le lendemain, le vent a augmenté d’intensité, la pluie tombe avec violence. La mer roule ses vagues bouleversées et écumeuses. La tourmente a des bourrasques folles. Les sinistres commencent. De toutes parts les vaisseaux inclinent leurs mâtures désemparées et menacent de rompre leurs chaînes. D’abord un trois-mâts anglais brise les siennes et s’abat sur un bâtiment de la même nation, qu’il

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