SEULE NUIT PAISIBLE

514 Words
Ça faisait déjà une semaine et demi qu’il me torturait ainsi. Est-ce que mes blessures guériraient un jour ? ça je ne savais pas. Mais c’était bizarre, les gens on les blessures incurables, on comprend, mais dans mon cas comment devrait-on les caractériser ? Mes journées elles étaient connues, matin ménage, ensuite bain ou devrais-je dire torture. La nutrition était proscrite désormais. Je ne tenais toujours pas à manger. Par suite petite séance d’injures avec Mlle Annette et sommeil. Le clos de la soirée, disputes, tortures et douleurs suivit de pleurs. Trop beau mon quotidien, vous ne pensez pas ? Il est 21heures, comme d’habitude il vint dans ma chambre. On se disputa encore et encore, il me frappa bien évidemment. Mais cette fois, après m’avoir frappé il s’assit dans le sofa. - Tu peux m’expliquer pourquoi tu t’entête autant ? - Parce que tu le fais également - Plus encore - Si j’abandonne maintenant, tu n’auras plus de raison de me faire souffrir, de venir me voir. - Intéressant… - J’ai bien remarque que tu aimes bien te disputer avec moi. Bien que tu me frappes. - Qu’est-ce qui te le prouve ? - Le fait que Mlle Annette m’a dit que tu avais eu plusieurs autres toutous avant. Et si elles étaient toutes aussi belles, je ne vois pas d’autre raison pour que tu t’en sois lasse, a moins bien sûr d’avoir obtenu ce que tu voulais. - Ce n’est pas faux. Et tu ne penses pas que ce serait mieux ainsi pour toi ? - En fait je ne sais pas. J’ai accepté de le faire en échange de ma liberté alors je dois tenir parole. De plus je ne sais pas ce qui m’attendra après, vu que jusqu’ici mes aventures ont toujours été bizarres. - Okay, c’est ton choix. Mais ce n’est pas pour autant que je serai gentil. - En fait, il n’est pas question de le devenir, tu l’es déjà. Il se tourna vers moi, très étonné. Il avait du mal à comprendre comment je pouvais le trouver gentil malgré les tortures qu’il m’infligeait tous les jours. - En fait, c’est simple. Ce que tu fais, c’est vrai, c’est horrible, très même. D’abord que j’ai mal partout, je suis couchée comme une paralysée tandis que toi, tu es la assis, relax. Mais, loin de là, de façon volontaire ou pas, avec le ton toujours aussi désintéressé tu me demande toujours comment je vais. Même si c’est avec de mauvaises intentions, tu demandes toujours si mes blessures me font mal et tu vois, sur cette terre la seule personne hors mise toi qui avait pris cette peine, c’était cette deuxième mère que la vie m’avait donnée. Alors j’affirme qu’en toi il y a un zeste de gentillesse. - Bizarre, très. Même mon propre père dit que je suis un diable, on ne parle même pas de ma mère. Mais bon… Sur ces paroles, il se leva et s’en alla. C’était la première fois, qu’il ne m’achevait pas. Au moins une nuit ou l’on n’ouvrirait pas à nouveau mes blessures.
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