Le lendemain, la femme de chambre est passée faire le ménage et changer mes draps, Je tenais à peine debout. Lorsqu’elle eut fini je tombai directement sur le lit entendant celle du bain. C’étaient mes moments les plus pénibles. J’avais tellement mal, je n’arrêtais pas de crier pendant qu’elle me frottait. Je pouvais bien voir qu’elle était inquiète et avait beaucoup de peine pour moi. Contrairement aux autres, elle était très gentille avec moi. On échangeait quelques fois, et on souriait souvent, elle était d’ailleurs la seule dont je connaissais le nom : Rosine. Mais c’était très facile de voir la peur dans son sourire, à croire que dans son métier elle n’avait pas vraiment le droit de le faire. Lorsqu’elle eut fini, on me vêtit et je rentrai me coucher. J’avais chassée celle qui m’apportait à manger. Je ne voulais plus les voir, j’avais déjà passée plusieurs jours, affamée dans la rue, c’est pas de famine que je mourrai.
Aux environs de 14heures, Mlle Annette passa, cette fois elle n’avait pas de question à me poser. Elle savait déjà que j’étais mal en point, donc pourquoi se priver.
- Tu penses toujours être aussi belle ? regardes toi tu as à peine tes pieds (en riant)
- Une chose est sure, tu n’es pas mieux que moi, tu as apparemment reporté tes cordes. Je me ferai un plaisir de les recouper, folle.
Elle resta la une quinzaine de minutes à se moquer de moi. Je n’allais pas la laisser, alors à chaque phrase je ripostais. Lorsqu’elle s’en alla, je m’endormis jusqu’en soirée.
Au moment où il entra, il me réveilla. Il était de moins en moins gentil et attentionne. J’avais très mal, mais ce n’est pas pour autant que je me laisserai aussi insulter.
- Quoi, tu es revenu m’ouvrir le vagin ? c’est quoi le projet aujourd’hui, me retirer l’entre-jambe une fois ? ne te gênes pas (en écartant les jambes)
- Tu fais quoi, tu joues la femme forte ? ça ne marche pas avec moi
- Je m’en fiches. Tu pourras m’enfoncer ton truc un million de fois je ne te supplierai jamais d’arrêter.
Il s’énerva, se rapprocha et me frappa violemment. Au moins mes paroles l’avaient touchées. Il m’infligera certes les tortures physiques mais moi je lui infligerais celles mentales. Je pleurais juste mon corps, il me faisait déjà très mal et il en rajoutait encore.
- Après 336 essaies tu es toujours aussi nul au lit ? tu devrais revoir ton passe-temps tu crois pas ? même vendeur ambulant ça t’irait bien mieux.
Il me frappa encore, et là de façon continue. Je criais, je pleurais, mais bon c’était mon destin autant mieux m’y habituer. Lorsqu’il eut fini de me frapper, il finit par faire ce pourquoi il était là. Il renouvelait les douleurs, j’avais horriblement mal, mais il s’en fichait pas mal. A la fin, comme prévu il m’abandonna encore là. Mince j’étais vraiment une ‘’chose’’.