SALOPE POUR LA LIBERTÉ

639 Words
Deux semaines étaient passées et j’étais toujours en toll. J’avais décidé de ne manger que la nuit car je trouvais le déjeuner vraiment degueulasse. Je n’avais pas arrêté de pleurer depuis que j’y étais entrée. Pourquoi avait-il fallu que je naisse dans cette société et surtout à une période aussi insensée ? Il était 11 heures lorsqu’un officier vint me faire sortir de prison, m’annonçant que j’avais une visite. Je vais pas mentir j’étais grave étonnée, du fait que je n’avais pas de famille, pas d’amis et les autres membres du gang ne pourraient jamais venir me voir. Les règles du gang étaient claires, pas d’attachement à une quelconque personne, pas de visite ou d’aide à celui qui se ferait prendre et bien sûr il a fallu que ce soit moi. Lorsque j’arrivai en salle de visite, j’étais stupéfaite. De tous ceux qui pouvaient exister sur cette terre, c’était lui le visiteur. Lui-même la source de mes problèmes. Bien qu’affamée et fatiguée, je me redressai et fit bonne mine. Je ne tenais surtout pas à lui montrer que ça m’affectait d’être en toll. - Quoi tu es venu te moquer ? surtout ne te gêne pas - Je venais vérifier que tu es morte, mais bon tu as bonne mine. Donc tu y es à l’aise. Il dévorait mes courbes, je l’avais bien remarqué. Il ne cachait point ses envies, à croire qu’il se croyait tout permis. Il s’avança vers moi me regardant droit dans les yeux, me déshabilla du regard tout en retraçant soigneusement mes formes car oui je ne vais pas vous mentir j’en ai et ce, pas petit. J’ai cette poitrine énorme qu’un homme ne se passerait de masser et ce derrière très potelé que toute fille rêverait d’avoir. J’ai toute la silhouette parfaite pour du mannequinat, celle qui se traduirait chez un homme par : ‘’ je te veux dans mon lit’’. Mais bon, je n’en ai jamais usée, bien que je l’ai imaginé plein de fois. Toutes ses postures endiablées de saveur, de plaisir que j’ai vu dans les films, j’aimerais pouvoir les matérialiser dans les moindres détails. En y ajoutant cette touche de moi, ce petit truc pour lequel un homme voudra toujours m’avoir moi et pas une autre: ce poison sexuel , mais bon… Il caressa mes lèvres, millimètre par millimètre, feignant de vouloir y poser les siennes avant de dire : - Tu souhaiterais rester ici toute ta vie? - Fiches le camp, j’ai pu tenir deux semaines, je pourrai tenir toute une vie -Alors ton souhait est exaucé, remettez la en cellule ai tenir toute Sur ces paroles, il s’en alla, sans même se retourner. Il avait cette assurance dans sa démarche, pour lui, il était le maitre du monde. C’était l’horreur, je venais d’écrire ma fin. J’allais sans doute mourir et ce, dévorée par les rats. Mais, une trentaine de secondes plus tard je surpris ma bouche crier, lui demandant de m’accorder une dernière chance. Mon ego venait sans doute de faire faillite mais hélas, c’était certainement le mieux à faire. Il se retourna, me lança un regard noir avant de se rapprocher. - Qu’est-ce que vous voulez ? demandais-je tremblante Il fit un sourire malicieux, tout en me caressant la poitrine avant de dire :’’ que tu sois mon toutou sexuel’’. - Vous êtes sérieux là, c’est de l’abus - Tu as deux secondes pour répondre (en feignant de s’en aller) Sur le champ j’acceptai. Je ne tenais surtout pas en finir ma vie en toll. Valait mieux sortir avec un inconnu car de toute façon je finirai par mourir dans tous les cas. Tout ce qu’il avait trouvé à dire c’est « excellent choix, nous sortons ». Le plus attristant c’est qu’il n’avait même pas eu à me lancer un regard même s’il aurait été dérisoire.
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