Je m'accroche à Vincent comme à une bouée de sauvetage. Je suis insatiable, j'ai besoin de toujours plus. Ses lèvres, sa peau, son odeur. Un simple regard de sa part et je perds pieds. On s'embrasse, avidement, jusqu'à ne plus avoir de souffle. Tout en dévorant ma bouche, Vincent déboutonne mon chemisier à l'entrée de sa chambre. Il faut croire que sa proposition de prendre un café avant de se quitter suggérait un peu plus. Enfin, je mentirais si je disais que je ne m'en doutais pas. -Attends, je soupire en reprenant mes esprits. -Quoi? Tu n'en as pas envie ? Vincent se recule, anxieux. Le pauvre a l'air si paniqué d'avoir mal interprété mes intentions, qu'il me fait presque de la peine. Pour le rassurer, j'attrape brusquement sa nuque et l'embrasse avec ferveur. -Au contraire, j'en a

