Diana serre les poings et campe sur sa position.
— Non. Je vous l’ai déjà dit. Je ne veux pas me servir de ça au procès.
Charles Vernier expire lentement, visiblement agacé.
— Son avocat n’a peut-être pas d’expérience, mais il saura jouer sur l’émotion. Le drame de sa femme. Le bébé. Le suicide.
Il va chercher à attendrir les jurés.
— La nouvelle enquête démontre pourtant qu’elle avait été droguée. Et que les blessures dues à la chute pourraient être post mortem.
Vernier se fige.
— Quelle nouvelle enquête ?
Il lance un regard appuyé à Victor. Le commissaire hausse les épaules.
— J’ai fait rouvrir l’enquête sur le suicide de sa femme.
Sur conseil de Diana.
Et effectivement… il est très possible qu’elle ne se soit pas suicidée.
— Et vous comptiez me le dire quand ?
Bon. Peu importe. Ça ne change rien au fond du problème.
Il se tourne vers Diana, ferme mais sans dureté.
— Il faut faire comprendre au juge que votre vie est brisée à jamais par sa faute.
— J’ai des TOC. Des crises d’angoisse qui surgissent n’importe quand, même pendant un rapport.
Les rapports psychiatriques en parlent. Vous avez des exemples à la pelle.
— Celui-là est plus marquant.
Et ce sera une juge. Elle y sera sensible.
— Je ne veux pas.
— Je ne vous demande pas ce que vous voulez, mais ce qui fonctionne, lâche Vernier, crispé.
Le commissaire tend un verre de whisky à son avocat.
— Puisqu’elle dit non, n’insiste pas.
Il y a déjà assez d’éléments pour qu’il finisse derrière les barreaux.
— J’ai enquêté sur mon confrère, reprend Vernier.
Il est ambitieux. Un procès de cette ampleur, c’est une vitrine.
Je ne veux prendre aucun risque.
— Si vous ne vous sentez pas de taille, je peux changer d’avocat, réplique Diana froidement.
— Ne me tentez pas, mademoiselle.
Vous n’êtes pas une cliente facile.
Victor éclate de rire.
— Je te croyais plus coriace, Charles.
— Je suis coriace.
Justement pour ça que je veux gagner pleinement.
Il se penche vers Diana.
— Je suis certain de gagner ce procès.
Mais je veux la peine la plus lourde.
C’est aussi ce que vous voulez, non ?
— Évidemment.
Mais je refuse que vous parliez de ça.
Sa voix tremble, mais elle tient bon.
— Ma vie sexuelle va être étalée.
Des inconnus sauront que je suis autiste.
Que je suis devenue parano.
Que j’ai cru être possédée par un fantôme.
Que je n’ai pas pu coucher avec mon compagnon pendant des mois.
Qu’il m’a violée plusieurs fois.
Et que je me suis laissée faire.
Elle inspire difficilement.
— C’est déjà assez dur.
Je veux garder au moins ça pour moi.
Même William n’est pas au courant.
Je n’en parlerai pas.
Vernier se tait un instant. Puis soupire.
— Je comprends.
— Non.
Je ne crois pas que vous puissiez comprendre ce genre de chose.
Elle se lève.
— C’est tout ce que vous vouliez me dire, monsieur ?
— Maître.
Et pour l’instant, oui. Le reste attendra notre rendez-vous.
— Quel rendez-vous ?
— Si vous écoutiez vos messages, vous le sauriez.
— J’aime pas ça. Je n’écoute jamais mes messages.
— Vous n’ouvrez pas vos mails non plus.
— Si.
Mais les vôtres arrivent dans mes indésirables.
Il ferme les yeux, blasé.
— Ma greffière vous enverra une convocation par courrier.
— Faites ça.
Au revoir… Maître.
Victor sursaute en la voyant attraper la poignée.
— Ne claque pas la—
La porte claque.
Il ferme les yeux.
— Porte…
Vernier secoue la tête.
— Comment fais-tu pour supporter son caractère ?
— Tu me connais.
J’aime qu’on me tienne tête.
Il boit une gorgée.
— Qu’est-ce que tu veux qu’elle dise, au juste ?
— Je suis tenu au secret de l’instruction.
Mais puisque tu t’entends si bien avec elle…
Peut-être peux-tu lui parler. La faire changer d’avis.
— Elle ne me confie pas encore tous ses secrets.
Elle se confierait plutôt à Catherine.
— Ta femme ne la fera pas changer d’avis.
Elle se rangera de son côté.
— Je verrai ce que je peux faire.
Vernier plisse les yeux.
— Alors comme ça, c’est elle qui t’a fait rouvrir l’enquête…
Décidément, tu lui passes tous ses caprices.
L’enquête sur notre cher Hervé, c’est aussi son idée, n’est-ce pas ?
— Elle m’a fait du chantage au viol.
Je ne pouvais pas me le permettre.
— Depuis quand laisses-tu une femme te dire quoi faire ?
Victor lève les yeux au ciel.
— Fais en sorte qu’elle gagne ce procès.
C’est tout ce que je te demande.
Et pour Hervé… il fallait bien s’en occuper un jour ou l’autre.
Il esquisse un sourire.
— Tu ne vas pas t’en plaindre, vu ce que je te paie.
Il raccompagne son invité jusqu’à sa voiture.
— Tu salueras Cathie pour moi ?
— Bien sûr. Merci, Charles. On se revoit rapidement.
Ils se serrent la main.
Depuis une fenêtre, Diana observe la scène, méfiante. Elle se détourne et rejoint Alex.
— Je te dis, Alex… c’est louche.
— Je connais cet avocat. T’es quasiment sûre de gagner avec lui, mais ses méthodes sont discutables.
Ça ne m’étonne pas qu’ils soient amis.
Ça va, toi ?
— C’est ce type… J’ai accepté qu’il me défende parce que c’est le meilleur, et parce que c’est le commissaire qui paie.
Mais je ne le sens pas.
Elle inspire, déjà ailleurs.
— Bon… je vais voir Iris. À tout à l’heure ?
— À toute, Didi.
Il la regarde s’éloigner.
Il ignore ce que l’avocat lui a dit, mais il devine que ça touche à son agresseur. Il secoue la tête, tente de penser à autre chose…
Diana se réfugie dans le box de sa jument.
L’odeur du foin, le calme de l’écurie… elle s’y accroche comme à une bouée.
Elle essuie une larme du revers de la manche.
Pourquoi fallait-il toujours remuer le couteau dans la plaie ?
Elle caresse le bout du museau de l’animal, la partie la plus douce. Pose son front contre le sien, ferme les yeux. Les souvenirs affluent malgré elle. La peur que William découvre certaines choses. La honte. Le poids.
Elle est sur le point de s’effondrer quand des pas approchent.
— C’est donc là que tu te caches, mon ange ?
— J’ai pas envie de parler, commissaire.
— Je voulais juste m’assurer que tu allais bien.
Tu avais l’air… agacée par Maître Vernier.
— Ça va !
Elle sort du box, verse la ration de nourriture à la jument, s’accroche à ce geste simple pour tenir debout.
— J’ai envie d’être seule.
— Je comprends. Je te laisse.
Victor fait quelques pas, puis s’arrête.
Il entend les sanglots.
Ses poings se serrent.
Il revient sur ses pas et la prend doucement dans ses bras.
Elle ne le repousse pas.
Trop bouleversée pour lutter, elle frappe parfois son torse de petits coups désordonnés, comme pour faire sortir ce qui l’étouffe.
Il la serre un peu plus fort.
— Pleure, mon ange.
Tu n’es pas obligée de parler.
Il reste ainsi longtemps, caressant lentement ses cheveux roux, sans poser de questions, sans chercher à comprendre à tout prix. Juste présent.
— Tu veux que j’aille chercher Cathie ou Alexis ?
— Tu m’as appelée chérie ?
Fenrir déboule comme une furie, puis pile net sous le regard de son maître.
— Couché.
— Trésor ? Qu’est-ce qui t’arrive ?
Cathie intervient aussitôt, écarte presque Diana des bras de Victor.
— Je crois qu’elle a besoin de se confier à une femme.
Elle le regarde sévèrement.
— Qu’est-ce que tu fais encore là ?
Va rejoindre ton fils et laisse-nous.
Puis, plus douce, à Diana :
— Tout va bien, trésor. Tout va bien. Calme-toi.
Victor obéit.
Il les laisse gérer, non sans jeter un dernier regard inquiet.
Il rejoint Alexis. La discussion dérive sur l’arrestation, puis devient plus tendue quand il aborde Garrel.
— Je sais qu’il n’est pas comme William, mais tu ne peux pas lui manquer de respect comme tu le fais.
C’est ton supérieur.
— Je lui parle comme il le mérite. C’est un connard.
— Tu es un bon flic, Alexis.
Mais tu as un vrai problème avec l’autorité.
— J’ai un problème avec les connards, nuance.
Quand William me donne un ordre, j’obéis.
— William ne sera peut-être pas toujours ton supérieur.
Comme en ce moment.
Tu dois apprendre à faire la part des choses.
— J’aime pas ses manières. Il est froid avec les victimes. Il n’a aucun tact.
— Tu dois le respecter, pas l’aimer.
C’est un excellent lieutenant. Intègre. Loyal.
Peut-être pas au niveau de William, mais fiable.
Alex fronce les sourcils.
— Pourquoi tu me parles de lui, là ?
On parlait de celle qui a planté des gens…
Et Diana ? Elle est où ?
— Avec Cathie.
— Il lui voulait quoi, l’avocat ?
Victor esquive, comme il peut.
— Je croyais qu’on parlait de la criminelle au couteau…
Ils sont interrompus par Fenrir, qui déboule dans le salon et s’ébroue juste devant Victor, projetant de l’eau partout.
— FENRIR !! Bon sang, je vais te… !
— Tu ne vas rien du tout, chéri, coupe Cathie avec calme.
Il a juste voulu réconforter Diana en sautant dans le spa avec elle.
Alex éclate de rire et tend un morceau de gâteau au chien.
— Bon chien, ça… très bon chien.
Alexis s'inquiète
— Réconforter ? Pourquoi ?
— Rien de grave, répond Cathie. Une petite décharge sensorielle.
La journée a été mouvementée, et Maître Verdier lui a parlé du procès.
Ça lui a rappelé de mauvais souvenirs.
Elle nous rejoint dans un instant. Vous parliez travail ?
Victor grogne vaguement. Fenrir lui dépose fièrement un jouet aux pieds.
— Oui… oui… c’est ça… Tu es le pire chien du monde…
Alex, ravi, en profite pour lancer exprès un autre jouet dans sa direction.
— J’avais dit pas de chiens dans le salon, marmonne Victor.
Cathe enchaîne, l’air de rien :
— D’ailleurs, en parlant d’animaux…
Il faudra emmener Duchesse chez le vétérinaire.
Pour vérifier si la saillie a fonctionné.
Je n’arrive pas à voir si elle a le ventre rond, elle ne se laisse pas approcher.
Diana arrive à ce moment-là, accueillie par un jouet couvert de bave. Elle le prend du bout des doigts, grimace.
— Beurk… tiens, va chercher.
Fenrir repart aussitôt.
— Elle a pris, annonce Diana tranquillement.
Parce qu’elle est en train de mettre bas dans la lingerie.
Sur une de vos chemises, je crois, commissaire.
Victor ferme les yeux.
— Oh, la peste…
Je suis sûr qu’elle l’a fait exprès.
Cathie sourit.
— Victor… c’est parce qu’elle t’aime qu’elle a choisi un vêtement à toi.
Diana acquiesce.
— Elle miaule beaucoup.
Je suis venue vous chercher…
Des fois, les chattes aiment avoir leurs maîtres près d’elles à ce moment-là.
Victor hésite une seconde, puis soupire.
— Bon… allons-y.
Sa femme sourit à son beau fils
— Alex ? Tu peux aller aux cuisines demander des sardines ?
Le chef doit être arrivé.
Elle adore ça, ça lui fera du bien.
Alex obéit, entraînant Fenrir avec lui.
Le trio entre dans la buanderie.
— Sur ma chemise en soie, en plus… grommelle Victor.
Cette chatte a vraiment des goûts de luxe.
Cathe s’accroupit et caresse doucement Duchesse, qui ronronne.
— Alors ma douce… combien tu nous en fais, cette fois ?
Laisse-moi voir…
Puis, malicieusement :
— Allez, Victor, caresse-la.
Je sais très bien que tu le fais en secret quand personne ne regarde.
Il hausse les épaules, faussement détaché.
— C’est uniquement parce que ses chatons vont me rapporter beaucoup.
Mais sa main se pose quand même, doucement, sur la tête de la chatte.
— C’est bien, ma belle…
Cathe observe attentivement.
— Je vois la tête du premier…
Vas-y, Duchesse.
La chatte pose une patte sur le bras de son maître, pousse, concentrée.
Le premier chaton naît. Duchesse s’empresse de le lécher, fière, puis relève la tête en miaulant.
— Il est très beau, murmure Cathe.
Elle aide à le placer contre une mammelle.
Duchesse continue.
Diana observe le petit rouquin.
— À mon avis… celui-là, il n’est pas LOF.
Victor fronce les sourcils.
— Comment ça ?
— Vous lui avez fait faire une saillie avec un autre persan, j’imagine ?
— Évidemment.
— Et vous l’avez laissée sortir après ?
— Aucune idée… sûrement.
— Les chattes peuvent avoir des chatons de plusieurs mâles dans une même portée.
Et lui, avec ses motifs…
Il ressemble plutôt au chat de l’écurie.
Victor se redresse, outré.
— Je vais faire castrer ce chat !
— Je vous l’avais déjà dit à sa première portée, répond Diana, implacable.
Duchesse fixe son maître avec de grands yeux innocents.
— C’est ça… fais-moi tes yeux doux, soupire Victor.
Tu es le pire investissement que j’ai jamais fait.
— Le deuxième arrive, annonce Catherine.
Il est plus gros…
Heureusement que c’est sa deuxième portée, elle sait comment faire.
Sans hésiter, la femme de Victor aide doucement le chaton à sortir.
Puis un troisième, noir comme le mâle persan.
Un quatrième, gris souris.
Un cinquième, blanc.
Les cinq bébés tètent quand Alex revient avec une assiette.
— Room service !
Cinq ?
La vache… le noir est énorme.
Elle a dû maudire le père.
Il dépose les sardines. Duchesse se jette dessus avec appétit, miaule doucement.
Diana la caresse.
— Elle doit avoir soif aussi.
— J’ai ramené sa gamelle d’eau, répond Cathie.
Elle sort son téléphone.
— Je vais appeler le vétérinaire.
Je veux être sûre qu’il n’y en a pas un autre coincé.
Laissons-la se reposer.
Je crois que le dîner est presque prêt.
Victor observe la scène en silence.
Il râle, il soupire…
Mais sa main reste posée sur la tête de Duchesse, et son regard s’adoucit malgré lui.
Ils remontent à l'étage, où le majordome les attends :
" Le diner est servis dans cinq minutes monsieur...
- Parfait... vous direz aux femmes de menage de ne pas s'occuper du linge pendant quelques jours... Duchesse a fait ses petits, il ne faut pas la deranger... mais veillez à ce qu'elle ne manque de rien...
- C'est un peu la deuxieme Dame de cette maison monsieur... nous serons aux petits soins".
Il s'empresse d'aller mettre une pancarte sur la porte de la lingerie... Alex embrasse son amie sur la joue :
" Parait que tu etais triste...? Ça va mieux...?
- Oui... je crois qu'il faut que je retourne voir le psychologue... d'ailleurs commissaire...? Comment va Luccia ?
- Toujours dans le coma... elle a eu des complications...
- Vous avez vraiment eu une histoire avec ?
- Il y a quelques annees oui... mais notre histoire c'est plutot mal terminée...
- Ha... pourquoi ?
- J'ai mis son fils en garde à vue pour une histoire d'outrage. Il avait insulté et menacé un agent qui l'avait controlé... il avait un peu bu alors on l'a gardé en dégrisement et quand il est ressortit.... il a reprit le volant et a eu un grave accident... en plus de l'alcool, il avait prit de la drogue... je n'avais pas demander de verifier si il en avait prit... si je l'avais fait... il ne serait pas rentré chez lui en voiture...... Luccia me l'a reproché...
- Ho... c'est donc de vous qu'elle parlait quand elle me disait que c'etait normal de ressentir de la colere longtemps... que faire le deuil de quelque chose ou de quelqu'un pouvait prendre des années...
- Oui... même si ces derniers temps elle acceptait à nouveau de me parler...
- Et son fils ?
- Il en est ressortit vivant mais lourdement handicapé..." Sa femme secoue la tête :
" Malheuresement.... il est mort il y a quelques semaines...." Victor fronce les sourcils :
" Quoi ?! Comment ?!
- Le pauvre garçon a fait une embollit pulmonaire...
- Je l'ignorais...
- Je crois que c'etait deux semaines avant ton agression, peut etre trois... depuis je n'avais plus de nouvelles jusqu'à ce qu'elle soit victime de cette fille...
- Quel drame...".
Diana a l'impression que son cerveau assemble des pieces de puzzles... Luccia... mort...
"ELLE T'AVAIS FAIT DU MAL!!"... deux semaines avant... maitresse... mobile... bye jove comme dirait son compagnon... :
" Didi ? T'es avec nous ?"
Elle cligne plusieurs fois des yeux avant de tourner autour de la table basse... :
" C'est pour ça que sa corbeille etait remplie de mouchoirs en papiers quand j'ai eu mon dernier rendez vous avec elle !. Elle m'a dit que c'etait un rhume... elle m'avait demandé si j'arrivais à me changer les idees... ho non... je lui avais dit que je ne savais pas si je devais aller à votre soirée de cohesions sans William... que j'avais peur de ne connaitre personne à part Alex et vous... et la elle m'a dit "ha bon ? Victor y seras ? Est ce qu'il fume toujours ou a t il reussis à arreter ?" Et j'ai dit, il fume encore... ho c'est horrible ! En plus je lui avait ramené les vignettes !!!" Son ami claque des doigts devant ses yeux :
" Ho calme toi... qu'elles vignettes ? De quoi tu parles ?
- Les vignettes ! Celle du supermarché pour avoir des trucs moins cher tu sais bien ? Suivant le montant de tes achats t'as le droit à un certains nombre de vignettes que tu colles dans un truc expres et quand t'as toutes les vignettes t'as une reduction ou un truc offert et la il lui en manquait, elle etait deçue à la seance d'avant... du coup je lui en avait ramené parceque moi je les gardes pas ! Et la c'etait des vignettes pour avoir des couteaux ! Des couteaux de cuisine ! Bien affuté !". Elle secoue son ami qui ne saisit toujours pas où elle veut en venir :
" Mais calme toi... c'est pas grave... elle a surement eu le temps de les avoir ses couteaux...".
Son pere pose son verre :
" Ho que oui elle les as eux... mon ange... tu cherches à nous expliquer que c'est Luccia qui m'a agresser c'est ça...?".
Le brigadier chef reflechit un instant :
" Ho putain... mais t'es un genie ma jolie... elle a un mobile et si elle savait que tu serais à une soirée surement un peu alcoolisé, moins sur tes gardes, que tu serais surement seul à un moment pour fumer..
- C'est pour ça que la fille vous a dit qu'elle avait fait ça pour vous... parcequ'elle vous avez fait du mal... je ne sais pas comment c'est possible mais elle savait que Luccia vous avez agresser... ho...! ça se trouve c'était une de ses patientes aussi !?
- Je vais appeler Garrel..." il embrasse sa filleule sur le front :
" Calmes toi maintenant... tu viens de mettre fin à des semaines de recherches... William va être fier de toi, et je le suis aussi...
- J'aurais du y penser plus tot.... mais je ne savais pas pour son fils...
- Je ne pensais pas qu'elle m'en voulait à ce point. Son fils ne présentait pas de signes indiquand qu'il avait pris des stupéfiants... et comme c'était le fils d'une amie... j'ai fait en sorte qu'il soit vite dehors. C'etait pas son genre, c'etait un garçon sans histoires... allez diner... je vais appeler Garrel...". Le trio obéit et malgres les évènements, Diana mange avec appetit...:
" Elle faisait souvent des sous entendus.... je savais qu'elle parlait d'un homme mais jamais j'aurais imaginé que c'etait de lui qu'elle parler...
- Le seul tord de Victor c'est d'avoir voulu lui faire plaisir en evitant des ennuis à son fils... au moins, ça lui a servit de leçons... il ne fait plus de faveurs à ses maitresses..." Alex écarquille ses yeux :
" Attend... tu veux dire que les femmes qui couchent avec lui ne le font pas par interet ?! Y'en a vraiment qui couche avec lui juste pour.... son corps ?!
- Alex... vous avez à peine dix sept ans d'ecart... c'est l'écart que j'ai avec ma soeur... si on se fit au physique, il passerait plus facilement pour ton frère que pour ton père...
- Mouai... enfin... il fait quand même vieux... l'aide soignante etait plus jeune que toi....
- Depuis quand les differences d'age te choques ? Will m'a parlé d'une certaine femme pendant que vous me cherchiez...
- Cette femme m'a recalé parceque j'etais trop jeune pour elle justement... bref... en attendant il reste l'argent... je suis sur que certaines sont au moins attiré par sa fortune...".
Sa belle mere rit :
" C'est vrai.... certaines le sont... elles joignent l'utile à l'agreable...
- Et vous ? Comment il vous a seduite ?
- Moi ? Ho.... j'etais deja un peu sous le charme. Depuis longtemps. C'était un beau frère prevenant, un oncle adorable... quand Daniel a fait son coming out, il m'a beaucoup soutenu, même si je m'en doutais... ça c'est fait comme ça... apres une énieme crise violente d'Alienor, il a fait en sorte de m'obtenir une place dans l'ime... pour le remercier, je l'ai invité au restaurant, nous avons beaucoup rit et on s'est decouvert beaucoup de points communs. On c'est revut plusieurs fois ensuite... au debut sous pretexte de prendre des nouvelles d'Alienor... mais ce n'est pas lui qui a fait le premier pas... c'est moi qui l'ai embrassé en premiere... ça a été un b****r magique... j'avais l'impression d'avoir quinze ans et d'embrasser mon crush pour la premiere fois... il a était tres galant et a refusé de coucher avec moi avant d'être sur que son frere n'y voyait pas d'incovenients....
- La premiere nuit a du être hyper romantique...
- Ho ça oui... il avait fait la totale... hotel cinq etoile, spa privatif, bougies, champagne...
- Et il vous a demandé en mariage comment ?
- Il avait mis la bague dans le coeur d'une rose...".
Pendant que sa femme raconte leur idylles, Victor n'avait pas seulement appeler Garrel... il était en pleine discussion avec son bras droit :
" j'ai retrouvé celle qui m'a agressé... il va falloir faire vite... l'hopital a prevenu mon lieutenant, il l'a sorte du coma artificiel demain... oui... c'est bien elle... j'avais un doute mais avec ce que je viens d'apprendre ce soir... tu es bien allés chez elle ?. tu as trouvé des preuves qu'elle était en contact avec lui..... parfait.... non... il va faire en sorte que se soit "naturel"... trop de potassium dans la perfusion par exemple... ils accuseront au pire une infirmiere... C'est surement lui qui a tué son fils.. en me faisant accuser pour qu'elle me tue.. oui... envois les tout de suite surveiller, si ce n'est pas deja trop tard. Si il m'accuse moi ?... Ne t'inquiètes pas Jeff. J'ai un excellent alibi, je suis en famille... cette fois, il ne pourra pas me faire porter le chapeau. et pour l'exolosion ? Tu as du nouveau ?.... continue de chercher du côté de ce petit connard et de sa bande... tiens moi au courant.... oui sur ce portable...".
Il raccroche, range dans le coffre son prepayé et rejoint ses proches.
Cathe finit de raconter leur voyage de noce, il l'embrasse avant de s'assoire :
" C'etait un tres beau voyage...
- Tu sais être tres romantique quand tu veux...". Victor dine tout en sachant que bientôt son ex amante ne seras peut être plus de ce monde... ça ne lui fait pas grand chose. Juste un regret de ne pas avoir pu sauver au moins son fils. Si elle s'etait contentée de rester à sa place de maitresse, de sourire aux soirées et de coucher, rien ne serais arrivé...L'autre, avait saboter la voiture de son fils... Il lui avait monter la tête, pour la pousser à le dononcer à l'IGPN. Elle ne l'avait pas encore fait, alors il avait du vouloir la pousser un peu plus en tuant son fils. Il allait surement s'en débarasser désormais. Ses hommes n'arriveraient surement pas à temps. Si il avait été sur plus tôt.. le repas finit, ils se detendent tous au salon jusqu'à ce le veterinaire arrive... Le commissaire l'accompagne pour verifier que Duchesse n'a pas de soucis. Talonné par Diana qui veut s'assurer que le chaton roux, qui semblait être le plus faible, va survivre... le docteur confirme au maitre qu'il n'est certainement pas LOF... :
" Rassurez vous, ça n'empechera pas les autres d'obtenir leur place, ils semblent tous avoir de belles couleurs... et sont apparement en bonne santée... je ne peux pas les sexer maintenant mais je pense qu'il y a au moins deux femelles...
- Celles qui miaulent le plus, j'imagine..." la jeune femme croise les bras :
"Commissaire....
- Je plaisante, est ce qu'elle a sortit tout les placentas ?
- Oui, je ne vois rien d'anormal, je vais lui faire une petite piqure au cas ou... pour écarter les risques d'infections ou autres... il faut seulement surveiller le petit roux, qu'il tete bien...".
Ils raccompagnent le veterinaire à la porte, jusqu'à sa voiture et la jeune femme prend le bras de son parrain pour affronter la nuit :
" Vous n'allez pas tuer le petit chaton ?
- Bien sur que non ! Mais... d'ou sors tu ce genre d'idees ?
- C'est que ... vous n'êtes pas du genre à aimer les faibles...
- C'est vrai mais je ne tue pas pour autant des chatons...". Victor disait vrai, si tuer ou commanditer un meurtre ne lui posait aucuns cas de conscience, faire du mal gratuitement à un animal le repugnait...:
" Je ne maltraite aucun de mes animaux... même Fenrir qui est pourtant particulierement agaçant...
- C'est vrai... enfin vous chassez quand même...
- Oui... mais je ne les fait pas souffrir... je ne tire pas si je ne suis pas sur de les tuer sur le coup... Et c'est de la chasse à courre, c'est rare que j'y participe.
- C'est discutable...". Elle frissonne de froid et ils se depechent de rentrer.
Il l'a laisse rejoindre son ami occupé à jouer un air de piano et demande à sa femme de le rejoindre dans leur chambre....:
" De quoi veux tu me parler Cheri ?
- Je veux savoir ce que Gregory a fait à Diana... chose qui visiblement la fait souffrir au point de ne pas l'avoir dit à William... c'est quelque chose qui n'apparait pas dans le dossier...
- Victor c'est privé...
- Je dois le savoir... Charles ne brisera jamais le secret de l'instruction pour moi... je ne dirais rien à William... je veux juste savoir si c'est important pour sa défense...
- Promet moi de ne pas te venger... il doit être jugé...
- Je ne ferais rien..." sa femme soupire :
" Elle a voulu une prise de sang pour une grossesse, espérant que ça guiderait les secours vers elle. Elle a demandé qu'il fasse un test. En lui disant qu'elle avait couché avec William avant qu'il ne l'enleve.
Il lui a fait une prise de sang et lui a montré les resultats qui etaient negatifs... elle ne sait pas comment il a fait, mais les resultats etaient faux... elle etait enceinte de plusieurs mois, au moins six. De William... elle avait fait une fausse couche à cause de sa mesaventure au cyanure... elle n'en voulait plus, elle a fait un deni... Le soir meme il l'a forcé à prendre des cachets.
Elle a vu le... foetus sur le sol de la douche. Elle a eu mal. Mais elle c'est évanouie.
Quand elle c'est réveillé, elle ne se souvenait de rien. Elle a saigné longtemps. Le gynecologue qui l'a ausculté le jour de sa liberation c'est douté qu'elle avait eu un accouchement... il lui a demandé et elle l'a supplié de ne rien dire... comme Will et elle ne sont pas mariés, il a accepté de garder le secret... pour le moment, elle ne peut plus avoir d'enfants... il ne peut pas dire si elle pourra en avoir un jour...
- Et William aimerait en avoir... je le tuerait apres le proces ! Il aurait pu la tuer !
- Oui... elle se souvient s'etre evanouit... et avoir entendu des voix... il aurait fait venir une sage femme liberale pour faire une echographie... elle a eu l'impression de rever..C'est comme ça qu'elle a tenue.
Jusqu'à ce que la gynecologue l'ausculte, elle n'etait pas sur d'avoir reellement vecue ça.
- Je comprend mieux pourquoi elle refuse d'en parler au proces...
- Elle a beaucoup souffert Victor...alors fait attention.... respecte son choix de ne pas en parler à William...
- Je garderais le secret...
- Tu pourras te venger apres le proces.... assures toi qu'il souffre, autant qu'il l'a fait souffrir...".
Son mari acquiesse en silence... Cathe rejoint ses deux protégés.
Il frappe dans un mur... il se retient d'aller immediatement serrer la jeune femme dans ses bras... son frere va payer... la mort serait bien trop douce pour lui... et il compte bien lui donner un petit avant gout...
Le commissaire frotte son poing, et en souriant rejoint sa femme.
Diana s'avance en baillant :
" Fatiguée mon ange ?
- Oui... je vais me coucher... j'aimerais rentrer tôt chez moi demain... bonne nuit commissaire..".
Pour toute reponse, il la sert dans ses bras... un long moment, durant lequel elle n'ose pas bouger... comme quand il y a eu l'explosion...:
" Heu... ça va commissaire ?
- Je te promet que tu gagneras le procés...
- Faut pas vous inquietez pour ça.... heu... vous m'etouffez par contre..
- Je te vengerais si il le faut...".