Je le fis alors que je ne sentais déjà pas mes jambes.
Pah : Continue jusqu'à ce que je revienne.
Je continuais et mes larmes coulaient.
Partie 09
J'entendais les petits cris de ma petite sœur qui s'était sûrement réveillée. Je ne pouvais pas aller la prendre car j'étais pieds au mur. Mon père n'était toujours pas revenu, il prend sûrement son bain ou peut-être qu'il était entrain de prier alors que pendant ce temps moi je souffrais de douleurs, mes larmes ne faisaient que couler.
?! : C'est bon maintenant.
J'arrête et je n'ose pas le regarder tellement j'ai de la haine contre lui.
Pah : Je ne veux plus te voir traîner avec ces filles et ces garçons.
Moi : ....
Pah : Quitte devant moi !
Je sors et m'en vais prendre ma petite sœur qui était dans ma chambre. Je la consolais parce que quand elle se réveille elle pleure toujours surtout quand elle ne voit personne à ses côtés. Je la consolais sur le lit alors que moi-même j'avais besoin d'être consolée en ce moment.
Qu'ai-je fait pour mériter un tel père ?
Je prends le biberon de ma petite sœur et je lui donne son lait. Elle me regardait avec insistance parce que mes larmes continuaient toujours de couler.
[...]
Pourquoi ne pas faire ce pour quoi on me bat ? Il me traite comme si je faisais quelque chose de mal alors pourquoi ne pas le faire ? Quoique je fasse il me frappe, autant être frappée pour de mauvais comportements alors !
[.....]Lundi
.. : Dis à Mohamed que j'accepte !
Hinda : C'est vrai ?
Moi : Oui.
Hinda : Crois-moi tu ne vas pas regretter.
Moi : ...
Hinda : Attends, on ne va pas lui dire comme ça parce que son ultimatum a déjà écoulé et si on le lui dit comme ça il va faire le gars.
Moi : Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Hinda : Ils vont venir aujourd'hui, donc on le laisse parler en premier et dès qu'il reparle de l'histoire tu l'acceptes sans pour autant le dire clairement.
Moi : Je ne comprends pas.
Hinda : Genre tu ne dis pas oui mais tu ne dis pas non plus non, tu le fais juste comprendre qu'il a une chance.
Moi : Humm ?
Hinda : Oui.
Moi : Ok.
Hinda : Mohamed il est vraiment gentil donc tu n'as rien à craindre avec lui.
J'ai tout de suite pensé à Amir, il ne va pas comprendre parce qu'il m'a dit de m'éloigner de Mohamed. Peut-être qu'il a ses raisons mais je veux vraiment tenter quelque chose avec Mohamed, j'y ai pensé tout le reste du week-end. Ce weekend a été le pire de toute ma vie car les punitions que j'avais subies le samedi après midi n'ont pas été mes seuls malheurs, mon père m'en avait fait subir d'autre...
À la pause, cette fois j'ai devancé Sitan pour suivre les filles, car j'étais déterminée à franchir les limites.
Rokia : Pour la première fois qu'elle prend les devants, je suis surprise !
Elle parlait de moi, car je n'étais jamais hâte de les rejoindre à aller voir les gars contrairement à aujourd'hui.
Moi : Seuls les imbéciles ne changent pas !
Rokia : Voilà ! Maintenant tu commences à comprendre !
Moi : Il était temps !
Sitan : Tu vas bien Tata ?
Moi : Plus que bien !
Hinda : Oui elle va même trop bien Sitan.
Rokia : J'apprécie bien cette nouvelle Tata !
Maï : À moi, elle me fait peur !
Moi : Mdrr, je n'ai pas de cornes Maï !
Sitan : Tu es sûre que ça va ?
Rokia : Et toi tu nous déranges avec tes trucs là !
Hinda : Trop.
Rokia : Tata, maintenant on peut être pote !
Moi : Si tu veux !
On arrive à notre coin et je ne vois pas Mohamed par contre il y'avait Amir, Alassane, etc.
Amir : Tu cherches qui ?
Moi : Pourquoi ?
Amir : Bah tu n'arrêtes pas de regarder partout.
Moi : ...
Amir : Tu me vois Tata ?
Moi : ...
J'étais occupée à chercher Mohamed du regard, je pensais qu'il allait venir mais je ne le voyais toujours pas venir.
Moi : Mohamed ne vient pas ?
Amir : C'est lui que tu cherches ?
J'avais oublié que j'étais avec Amir, il va mal le prendre c'est sûr.
Moi : Non, attends-moi !
Je suis allée vers Hinda.
Moi : Il ne va pas venir ?
Hinda : Je lui ai envoyé un message, il est en route.
Moi : Ah ok.
Hinda : On dirait qu'il t'a tapée dans l'œil maintenant deiih.
Moi : ...Je souris
Deux minutes plus tard, on voit Mohamed, j'étais de nouveau à côté d'Amir, on ne parlait que tous les deux.
Amir : Bah ton gars est là.
Moi : ....
Amir : Je t'aurais quand-même prévenu ! _en s'éloignant de moi.
Je voulais l'arrêter mais il est vraiment parti en colère s'asseoir dans la voiture d'Alassane.
?! : Ton copain a l'air fâché.
Moi : Ce n'est pas mon copain mais mon ami.
Mohamed : Si tu le dis.
Moi : C'est la vérité.
Mohamed : Alors pourquoi tu me rejette ?
Moi : Je ne te rejette pas c'est juste que je ne peux pas.
Mohamed : Comment ça ?
Moi : Si j'accepte et que tu veuilles qu'on fasse des sorties, je ne pourrais pas parce que je ne sors pas.
Mohamed : Tu ne sors pas ?
Moi : Non, mon père me tuerait.
Mohamed : Sortir ? On peut toujours s'en passer tant qu'on se voit ici.
Moi : ..
Mohamed : Des prétextes liés au lycée sont faciles à trouver donc ne t'inquiète pas.
Moi : Et si tu veux m'appeler tu ne pourrais pas le faire car je n'ai pas de téléphone.
Mohamed : Sérieux ?
Moi : Oui.
Mohamed : Comment ça se fait ? Même les petits enfants ont des téléphones.
Moi : Tu ne connais pas mon père.
Mohamed : Il a l'air très sévère.
Moi : Pas juste l'air !
Mohamed : On peut laisser ça aussi de côté pour l'instant. Je veux juste que tu acceptes.
Moi : ...
Mohamed : Tu acceptes ?
Moi : Je ne sais pas trop.
Mohamed : Accepte juste !
Moi : ...
Mohamed : ...
Moi : On va essayer.
Wow, il m'a fait son plus beau sourire et je le lui ai rendu.
Mohamed : Tu ne vas pas le regretter.
Moi : Ça dépend de ce qu'on entend par regretter !
Mohamed : T'inquiète, aucune fille ne regrette rien avec moi.
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