1 On n’attendait plus que le ministre de la Culture accompagné de Brückmann. Une vaste salle avait été réaménagée pour accueillir la petite sauterie destinée à mettre à l’honneur le « Nouveau Léonard ». Celui-ci se faisait attendre, cloîtré depuis plusieurs minutes dans une pièce exiguë du sous-sol d’où il téléphonait à Philippine. Le Petit Palais avait réservé la totalité de l’aile habituellement consacrée aux expositions temporaires au premier étage pour la première rétrospective des œuvres de Julius Boregard. Aucun artiste n’avait jamais connu un tel honneur si peu de temps après le début de son activité. Plus personne dans le monde occidental et jusqu’aux coins les plus reculés du continent asiatique ou d’Amérique du Sud ne pouvait aujourd’hui ignorer ce nom. Son portrait avait été di

